Le Clasico. Lyon / Besiktas : "L'UEFA aussi est responsable"

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Les invités du Clasico sont principalement revenus sur les incidents à Lyon, lors des quarts de finale de la Ligue Europa jeudi. 

Lyon / Besiktas : la polémique enfle

L'UEFA va sévir au lendemain des quarts de finale de la ligue Europa remportés par Lyon, et perturbés par des échauffourées, des jets de projectiles et un envahissement de terrain. Qui est responsable de ces incidents ? Des procédures disciplinaires ont été ouvertes par l'UEFA vendredi 14 avril. 

Pour les invités du Clasico, le club de Lyon porte la responsabilité de ces débordements. "Ils sont en partie responsables, a expliqué Abdellah Boulma, journaliste à Beur FM. Ils étaient en charge de la sécurité. Ils savaient pertinemment en amont qu'il y aurait un nombre très important de supporters du Besiktas. 15 à 20 000 étaient prévus, sachant qu'il y a une grosse diaspora turque dans le bassin lyonnais. À la vente des billets, ça s'est très mal passé."

Même si l'OL s'est défendu en expliquant que chaque club était responsable de ses supporters, Cédric Callier, journaliste au Figaro, a souligné "qu'ils avaient très mal placé" les supporters du Besiktas. 

Mettre les supporters du Besiktas au-dessus d'un kop lyonnais était une hérésie.

Cédric Callier, journaliste au Figaro

à franceinfo

Pour Xavier Monferran, journaliste au service des sports de franceinfo, "les torts sont partagés". Même avis pour son confrère Florent Féraud : "Dans l'organisation, pour un match de ce niveau, il fallait beaucoup plus d'agents de sécurité."

Il aurait fallu interdire les déplacements, dans un sens comme de l'autre

Florent Féraud, journaliste

à franceinfo

Il a également proposé "d'interdire la vente de billets en ligne" pour les matchs classés à haut risque comme l'était celui-ci. Selon Xavier Monferran, il y a également "un problème de stade. L'UEFA a voulu une nouvelle génération de stades ouverts, très familiaux qui sont parfois compliqués [à gérer]. L'UEFA est aussi responsable." Florent Féraud a appuyé : "Avant il y avait des fosses entre les tribunes et le terrain. Aujourd'hui on construit des stades modernes où il suffit d'enjamber une barrière." "Et en faisant des sièges en feuilles de papier" a conclu Xavier Monferran. 

Le football francais a-t-il un problème pour gérer ses supporters ? 

Des déplacements sont régulièrement interdits dans le championnat français, ce sera le cas dimanche 23 avril pour les stéphanois à Rennes. Le club de Saint-Étienne a été sanctionné d'un match à huis clos après des débordements lors du derby face à Lyon le 5 février 2017. Ils joueront également sans public dimanche 16 avril à Marseille, pour anticiper des "troubles à l'ordre public"

Pour Xavier Monferran,"Il y a des sauvages partout, et des groupes d'Ultras compliqués à gérer en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Angleterre...". Toutefois, il existe un problème en France, notamment parce qu'on "a confondu Ultras et hooliganisme depuis longtemps. Il n'y a pas de vrais hooligans en France." Autre explication selon lui : "On peut faire ce que l'on veut" dans les nouveaux stades, renouvelés pour l'Euro et sans "aucune sécurité".    

On a fait des Ultras quelque chose de péjoratif

Abdellah Boulma, journaliste à Beur FM

à franceinfo

Il a été rejoint par Abdellah Boulma : "Les Ultras sont systématiquement stigmatisés en France, mis hors de côté. En Allemagne et en Angleterre, on discute avec eux. Dans les stades on réserve des places pour les familles, les enfants, et pour les Ultras."

"La frontière est quand même parfois très tenue entre hooliganisme et Ultras" a nuancé Cédric Callier. Pour Florent Féraud, c'est "un problème social. En France, on n'arrive pas à identifier, gérer, canaliser et discuter avec ces personnes. Ces personnes se rendent violentes parce qu'elles sont stigmatisées, et elles se rendront violentes, plus on les stigmatisera." 

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