Régionales : les confidences des ministres franciliens à Valérie Pécresse

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Les ministres-candidats ne pensent pas pouvoir faire basculer l'Île-de-France dans l'escarcelle d'En Marche.

Valérie Pécresse a échangé entre août et septembre avec quatre ministre franciliens tentés par la bataille électorale : Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, intéressée par le Val-de-Marne ; Franck Riester, ministre du Commerce Extérieur et originaire de Seine-et-Marne ; Amélie de Montchalin, ministre de la Fonction publique, engagée en Essonne ; et le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, élu dans les Hauts-de-Seine.

Et si chacune des rencontres a officiellement porté sur d’autres sujets que les régionales de mars prochain, la question des élections s’est invitée à chaque fois. Et à chaque fois, ces ministres ont confié s'attendre à un combat difficile face à la sortante, louant son bilan à la région.

"Les malgré nous"

"On ne peut pas gagner en Île-de-France, confie l’un de ces responsables gouvernementaux, mais il faudra être candidat car le président le demande." Un élu de droite les a renommés "les malgré-nous". "Ils y vont uniquement parce qu'ils ont peur de sortir du gouvernement sinon", ironise ce proche de Valérie Pécresse.

La démarche n'embarrasse nullement le parti En Marche, où on reconnaît aisément, en off, que la stratégie en Île-de-France n’est pas tant de gagner que d'affaiblir Valérie Pécresse pour la contraindre à une alliance. D'où la nécessité de maintenir le dialogue, voire de flatter la présidente de région. Elle répète inlassablement sa position : "Ni fusion de liste, ni accord de second tour."

Valérie Pécresse n'a pas échangé en revanche avec Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation, dont la candidature se précise comme chef de file de la majorité en Île-de-France.

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