Municipales : à Marseille, les Républicains et La République en marche envisagent une alliance

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Chacun des partis présenterait un candidat, mais réfléchit à une entente pour le deuxième tour, ou le troisième, quand il s'agira de s'accorder sur le nom du maire.

Il y aura bien un candidat Les Républicains (LR) et un candidat La République en marche (LREM) pour les municipales de 2020 à Marseille, mais une alliance est dans l'air. Pas une alliance de premier tour, donc, mais plutôt une alliance de deuxième ou même de troisième tour, lorsqu'il faudra élire le maire au sein du conseil municipal. C'est ce que dit un acteur local. 

À Marseille, LR est en position de force. La ville est dirigée depuis 24 ans par Jean-Claude Gaudin et la majorité présidentielle n'a pas de poids lourd à opposer aux Républicains. L'option Christophe Castaner, l'actuel ministre de l'Intérieur, a été écartée. Les "marcheurs" sont tellement inconsistants qu'une partie du gouvernement a même envisagé à un moment de soutenir une liste emmenée par Martine Vassal, la patronne LR du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Elle fait partie des trois candidats potentiels du côté des Républicains, avec le sénateur Bruno Gilles et le président du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), Renaud Muselier. Ces trois-là doivent se mettre d'accord. L'ordre vient carrément de Paris. Si on est unis, on est certains de gagner, c'est l'analyse d'un connaisseur du dossier. 

La phrase du jour

Elle est signée Christian Jacob. Le patron des députés LR n'est pas du tout emballé par le grand débat national qui arrive à l'Assemblée mardi après-midi. Les députés vont discuter, mais sans voter, pendant deux jours sur les quatre thèmes de la concertation lancée pour répondre aux "gilets jaunes". D'où la pique lancée par Christian Jacob : "On fait des débats sur le débat. Le gouvernement fait tout pour faire durer. Leur objectif, c'est d'enjamber les européennes." 

La note du brief

C'est la note de la résistance, et elle est pour Jean Lassalle. Le député des Pyrénées-Atlantiques a bien l'intention de présenter sa liste aux élections européennes du 26 mai. Il affirme qu'il ne se rangera pas derrière Nicolas Dupont-Aignan. Son problème, c'est qu'il n'a récolté que 250 000 euros pour financer sa campagne. Les banques ne veulent pas lui prêter d'argent, et il n'est pas le seul. Elles lui demandent de garantir un million d'euros, ce qui représenterait le montant minimum pour payer les bulletins de vote, les affiches et les professions de foi. Mais Jean Lassalle ne se démonte pas. Il a écrit au Conseil constitutionnel pour connaitre les règles en matière de financement. Il veut savoir s'il y a des textes légaux qui imposent un montant minimum pour faire la campagne des européennes. 

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