Loi Climat : Barbara Pompili attendue au tournant

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Le texte aura valeur de test de loyauté, pour voir si la ministre de la Transition écologique défend le bilan écologique du quinquennat.

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Un reproche revient souvent, dans la majorité, quand le nom de Barbara Pompili apparaît dans la conversation. Celui d’être trop proche des activistes, des ONG, des associations, et de trop les écouter, au détriment d’autres voix, comme celles des députés par exemple.

Ces ONG, l’indignation c'est leur fond de commerce” s’agace un parlementaire, qui en a parlé avec la ministre de la Transition écologique. Un membre du gouvernement, lui, met même en garde "Barbara" : “Elle ne peut pas jouer systématiquement les 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat contre le reste du monde”. Et le même de raconter que Barbara Pompili n’hésite pas à faire la leçon à ses collègues en Conseil des ministres, sur le thème : “vous n’en faites pas assez”.

Certains s’attendent donc à des turbulences autour du projet de loi Climat. À ce que la ministre utilise par exemple la dizaine de parlementaires de son parti, En Commun, pour avancer des propositions qui mettraient en difficulté le gouvernement. Ou qu’elle joue une petite musique personnelle lors de ses passages dans les médias.

Procès en loyauté

En privé, plusieurs cadres de la majorité s'attendent à ce que la moindre des prises de paroles de Barbara Pompili soit décortiquée, pour voir si elle défend, si elle assume, le bilan écologique du quinquennat. Une sorte de test de loyauté. Car c'est là le deuxième reproche qui lui est fait en privé : celui d'avoir un agenda caché.

Cela repose sur des petits signes, des petits rien, et un péché originel : l’interview accordée l’été dernier à France Inter dans laquelle Barbara Pompili refusait de dire si en 2022, elle se rangerait derrière la candidature d’Emmanuel Macron.

Depuis, “elle agace sérieusement le président” à en croire un conseiller, qui a même demandé à Emmanuel Macron comment il était possible de “nommer au gouvernement quelqu’un dont il n’a pas verrouillé la fidélité électorale.”

La piste Hidalgo

En octobre dernier, Barbara Pompili a transformé le courant qu’elle animait, “En Commun”, en parti politique. “J’en ai été scandalisée”, confie une ministre. “Jusqu’où peut fluctuer Barbara ? Tout est possible”, répondait encore la semaine dernière un autre ministre. “Anne Hidalgo peut l’arrimer pour sa présidentielle”, glisse un troisième.

Parmi les indices qui accréditent cette thèse à ses yeux : le fait que le parti politique de Pompili s’appelle “En Commun”, et que cela ressemble à “Paris En Commun”, la liste que menait la maire de la capitale lors des dernières municipales.

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