Le Rassemblement national déménage dans Paris

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C’était une hypothèse, c’est désormais une certitude : le Rassemblement national quitte son siège de Nanterre, près de Paris.

La décision a été prise de s’installer dans Paris intra-muros, et le rythme des recherches s’est accéléré pour Jordan Bardella, le vice-président du parti, chargé de trouver la perle rare. Sa superficie ? Moins de 500 m², le quart du siège actuel de Nanterre. Car le parti a besoin de faire des économies : sa dette s’est envolée, sa situation financière est critique.

Aussi, le futur siège n'aura donc pas, a priori, de parking. Fini aussi le studio vidéo : les pastilles pour les réseaux sociaux seront tournées dans les bureaux des élus RN - à l’Assemblée, au Sénat, dans les mairies, les conseils régionaux…

Le nouveau siège n’aura pas non plus de salle de réunion suffisament grande pour accueillir les 43 membres qui composent le Bureau national du RN. "Cela nous coûtera moins cher de louer une salle à l’extérieur que d’immobiliser des mètres carrés", confie un membre de la direction.

Le nouveau siège pourra en revanche servir pour les réunions en comité restreint, celles du Bureau exécutif ou de la Commission nationale d'investiture par exemple. Quelques-uns des permanents du parti y travailleront aussi en présentiel, les autres seront en télétravail.

Trois visites pour Marine Le Pen

"Symboliquement, nous nous rapprochons du centre du pouvoir", vante aussi un cadre. Le Rassemblement national vante aussi une future adresse "plus pratique que Nanterre" pour les journalistes, pour organiser des conférences de presse. À ce stade, une dizaine de locaux ont été visités dans des immeubles haussmanniens, dans quatre arrondissements de l'ouest parisien : le VIIIe, le XVe, le XVIe et le XVIIe. Marine Le Pen elle-même en a visité trois.

Si la date du déménagement n'a pas encore été fixée, le Rassemblement national espère bien pouvoir annoncer la nouvelle adresse "au maximum lors des voeux à la presse, en janvier prochain." 

Une certitude : aussitôt installée, la présidente du Rassemblement national se mettra en quête d’un autre appartement, qui ne servira qu’à sa campagne présidentielle. Le QG de la candidate ne se confondra pas avec le siège du parti.

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