Le brief politique : Valls de moins en moins favorable à la primaire

Selon un sondage BVA pour la presse régionale, la gauche serait éliminée au 1er tour de la présidentielle et François Hollande largement battu. Manuel Valls est donc maintenant de moins en moins favorable à la primaire. C’est l’info du brief.

La gauche serait éliminée au 1er tour de la présidentielle, quels que soient les candidats. C’est le résultat d’un sondage BVA pour la presse régionale. Dans toutes les hypothèses, François Hollande est largement battu : il est devancé par Emmanuel Macron et il est au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon

Voilà qui pourrait remettre en cause une candidature de François Hollande. Et si cette primaire de la gauche était finalement une mauvaise idée, c’est ce que Manuel Valls a l’air de penser.

Pour le président sortant il y a un risque

Manuel Valls

En petit comité, le Premier ministre fait part de ses doutes sur l’intérêt pour le président d’y aller. François Hollande doit annoncer sa décision mi-décembre.

 Mais vu le contexte, Manuel Valls freine des quatre fers : "Pour le président sortant,il y a un risque estime le Premier ministre. Si Montebourg y participe, il va falloir la réussir, il faut entrainer du monde, or on sera en janvier, c’est tard !"

Le Premier ministre voit aussi pointer un autre danger : la primaire de la droite qui crée une émulation, ce qu’il appelle "le concours Lépine des propositions les plus dures". Et d’après lui ça donnera le ton des débats de la présidentielle même si c’est Alain Juppé qui gagne.

A droite, la primaire n’intéresse pas beaucoup les Français

Seulement 9% des Français et un quart des sympathisants Les Républicains ont l’intention d’aller voter au 1er tour de primaire de la droite. Nicolas Sarkozy et Alain Juppé sont ex aequo à 37% suivis de François Fillon, et de Bruno Le Maire. Au second tour, Alain Juppé l’emporte d’une courte tête : 52 contre 48% pour Nicolas Sarkozy selon un sondage Harris Interactive pour l’émission politique de France 2.

Une émission inaugurée par Nicolas Sarkozy 

L'ancien chef de l'Etat s’est bien préparé pour ces deux heures d’émissions. Pendant les réunions à son QG, des thèmes ont été choisis, débattus. Nicolas Sarkozy a même désigné quelques collaborateurs pour qu’ils jouent les sparring-partners, qu'ils lui donnent la réplique comme s’il était en plateau avec les journalistes et les invités.

L’Etat accusé de négligence dans le dossier Alstom

Et le plus dur dans cette affaire, c’est Arnaud Montebourg. L’ancien ministre de l’Economie, candidat à la présidentielle,  accuse l’Etat actionnaire de n’avoir rien fait pour empêcher Alstom de fermer le site de Belfort : "Dans les deux côtés, on sait tout. Les multiples courriers qui ont été rendus publics de la part des élus du territoire de Belfort, les interventions des organisations syndicales montrent qu'à l'évidence le gouvernement savait tout. Je regrette qu'il n'ait rien fait…"

L’Etat savait et n’a rien fait, c’est aussi l’avis de Florian Philippot. Pour le vice-président du FN qui était sur iTélé, l’Etat est complice, et Arnaud Montebourg est un faux frère : "Pendant les périodes électorales, ils parlent souvent comme nous. Sur le protectionnisme, sur le patriotisme économique… ça fait des années et des années que ça se passe comme ça… Le problème c'est que quand Arnaud Montebourg est ministre de l'Economie, il fait exactement l'inverse…"

Les interviews à lire

Celle de François Bayrou dans l’Opinion. "Tant que je serai là, il n’y aura pas d’OPA sur le centre" dit-il en visant Emmanuel Macron.

A lire également l'interview d'Alain Juppé dans Valeurs actuelles qui souhaite la bienvenue aux déçus du hollandisme et aux électeurs du FN qui ouvrent les yeux.

A suivre aujourd’hui

François Fillon, Alain Juppé et Bruno Le Maire au salon agricole de Rennes.

Le face à face Macron-Valls, cet après-midi lors d’un colloque dédié à Michel Rocard. Ils vont prononcer un discours tous les deux, ils vont même s’écouter, peut être le début d’un rapprochement sous la bannière de la deuxième gauche.

Et puis ce soir, François Hollande en visite au Bon coin, une petite pique à Nicolas Sarkozy dont tout le monde s’est moqué parce qu’il ne connaissait pas ce site de petites annonces.

La note du brief

C’est un zéro pointé pour Claude Goasguen, le député LR de Paris, soutien de Nicolas Sarkozy. Il a dérapé hier sur LCP au cours d’un débat sur la question de l’identité : "Nous avons un problème avec les Maghrébins, incontestable. Il faut avoir le courage d'aborder le sujet, non pas dans la discrimination…"

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