Le brief politique. Soutenu par de nombreux élus et ministres, Manuel Valls montre les muscles

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En cette fin d'année 2016, le brief politique dresse un état des lieux des principaux candidats à l'élection présidentielle. Aujourd'hui, focus sur Manuel Valls, candidat à la primaire de la gauche. 

Pour la dernière semaine de l'année 2016, le brief politique dresse un état des lieux des principaux candidats à l'élection présidentielle. Aujourd'hui, focus sur le favori de la primaire de la gauche : Manuel Valls. Favori... du premier tour ! Car selon une enquête Harris Interactive pour franceinfo révélée le 8 décembre, l'ex-Premier ministre aura du mal à rassembler au second tour. Arnaud Montebourg est en bonne position pour le rattraper avant la ligne d’arrivée.

Programme et campagne éclair en janvier

Fort du soutien de 180 parlementaires et de quatre présidents de région socialistes sur cinq, Manuel Valls montre les muscles. Depuis l'annonce de sa candidature le 5 décembre, la plupart des ministres se sont également positionnés en sa faveur. L'ancien Premier ministre s'apprête à se démultiplier sur le terrain et dans les médias d'ici le 19 janvier, date du dernier débat de la primaire de la gauche avant le scrutin du premier tour.

Son programme, qui sera dévoilé le 3 ou le 4 janvier, tournera autour de six ou sept priorités axées sur la sécurité, l'éducation, la République ou encore le pouvoir d'achat. Le 5 janvier, le candidat sera l'invité de L'Émission politique de France 2. Il sera évidemment sur le plateau de TF1 le 12 janvier, aux côtés des six autres candidats de la primaire de la gauche, pour le premier débat. 

Des débuts surprenants

Manuel Valls le sait : il ne part pas favori de l'élection présidentielle. Mais ça ne lui fait pas peur. "Beaucoup de gens attendent qu’il fassent du Valls. Donc il va faire du Valls", confie l'un de ses porte-parole. Sa première proposition a surpris tout le monde. L'ancien Premier ministre veut "supprimer purement et simplement le 49.3", auquel il a eu recours six fois au cours des deux dernières années.

Manuel Valls sort l’artillerie lourde. Il a également proposé de revenir sur les heures supplémentaires défiscalisées, une mesure de Nicolas Sarkozy annulée par François Hollande.

Dr. Jekyll et Mr. Hyde 

Manuel Valls est le candidat aux deux visages. Il y a l’ancien Premier ministre, "Mr. Hyde". Celui qui parle des gauches irréconciliables, qui veut changer le nom du Parti socialiste, qui trouve que l’Europe accueille trop de migrants, qui a fait passer la loi Travail  à coups de 49.3. Difficile de convaincre les électeurs de gauche avec de telles déclarations ou un tel programme... Le 5 décembre, jour d'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle, Manuel Valls s'est donc posé en homme "de la réconciliation".

Mais ce Manuel Valls version "Dr. Jekyll" ne passe toujours sur le terrain. Chahuté par une électrice lors de son premier meeting à Audincourt, enfariné par un opposant à la loi Travail lors d'une visite à Strasbourg, le début de campagne est difficile.

La note du brief

Un 18/20 pour le dénicheur de mines, Gilles Carrez. Le député Les Républicains et président de la commission des finances de l’Assemblée nationale a trouvé une nouvelle bombe à retardement dans le programme de son candidat François Fillon : le temps de travail. "Il va falloir qu’on bouge sur le temps de travail, sinon ça va lui péter à la figure", aurait-il déclaré devant des députés, selon Le Canard enchaîné. Pour Gilles Carrez, "fixer, par la loi, à 48 heures le temps de travail maximum, c’est indéfendable en réunion publique. C’est invendable".

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