Le brief politique. Sondage : les principaux candidats ne demandaient pas l'abrogation de la loi Taubira

Les candidats sont tous très sollicités par La manif pour tous qui poursuit son combat contre la loi Taubira et qui fait sa rentrée ce week-end. Elle espère toujours obtenir l’abrogation de la loi sur le mariage pour tous. Mais l’opinion a évolué sur la question, c’est l’info du brief.

Désormais, 65% des Français sont pour le maintien en l'état de la loi Taubira. Et ils sont aussi  majoritaires chez Les Républicains à 53%. C’est le résultat d’un sondage IFOP réalisé pour l’association des familles homoparentales que nous publions en exclusivité avec le journal Le Monde.

Sujet de réflexion pour les candidats

Car ils sont plusieurs à vouloir carrément abroger ou réécrire la loi Taubira : c’est le cas de Hervé Mariton, de Jean-Frédéric Poisson et même de François Fillon qui est soutenu par Sens commun, l'émanation politique de la Manif pour tous. En face il y a les "progressistes" : Bruno Le Maire, NKM, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy qui a "évolué" sur la question. Il est désormais favorable à son maintien.

Le retour de la boite à baffes à droite

Et cette fois c’est Alain Juppé qui cogne Nicolas Sarkozy. Pour son premier grand meeting de campagne hier à Strasbourg, le favori de la primaire à droite n’a pas fait dans le détail : "Je persiste et je signe. Oui l'identité retrouvée de la France, son identité heureuse, c'est ce vers quoi je veux vous entrainer et vous conduire".

Et ce n’est pas tout, Alain Juppé a aussi enfoncé le clou sur les "dérives" de Nicolas Sarkozy. Il a entendu parler des militants sarkozystes et ça lui a fait peur : "Des militants venus applaudir Nicolas Sarkozy en disant mais si le 2e tour c'est Juppé-Le Pen, on votera Le Pen…"

La mise en garde de Manuel Valls

A gauche, c’est l’heure des explications de texte avec Manuel Valls dans le rôle du professeur. Le Premier ministre a lancé un appel un peu désespéré aux députés socialistes. Entre ceux qui ont perdu la foi et les traitres, ils n’en restent plus beaucoup pour soutenir le gouvernement.

"Attention" prévient Manuel Valls, "la gauche peut mourir. Mais moi comme vous je veux qu'elle vive. Peut-on dans une même famille politique connaitre des attaques si violentes?  Je ne veux pas de cette machine à perdre. Et les circonstances nous obligent plus que jamais à rester soudés et à faire bloc".

Manuel Valls qui essaye de stopper la "machine à perdre" mais son problème c’est que les trains Montebourg et Macron sont lancés à pleine vitesse…

Arnaud Montebourg surfe sur le dossier Alstom

Le candidat à la présidentielle va aller à Belfort cet après-midi avec son patriotisme économique en bandoulière, pour lui c’est simple, l’état actionnaire devrait fournir des commandes à l’usine d’Alstom. Il a dénoncé le "laissez faire" du gouvernement dans cette affaire, et a tapé sur son successeur à Bercy.

Emmanuel Macron qui donne sa 1ere grande interview dans l’hebdomadaire Le 1. Pour les propositions, on attendra mais ça donne une petite idée de ce qu’il pense. L'ex-ministre de l'Economie dénonce les blocages de la société française dus aux corporatismes et au système politique. Il veut que ça bouge, encourage l’innovation. Sur la laïcité, il défend l’interdiction parfois "justifiée"du burkini mais aussi la liberté de s’habiller comme on le souhaite.

Au passage Emmanuel Macron dénonce les discours revanchards, les diktats impérieux, ça c’est pour Manuel Valls.

A suivre aujourd’hui

Le dossier Alstom en Conseil des ministres.

Les journées parlementaires des communistes dans le Nord.

François Fillon qui présente son projet chiffré au cours d’une conférence de presse.

La note du brief

C’est un 18/20 pour le sens de la formule d’Emmanuel Macron. A la fin de son interview dans l’hebdomadaire le 1, il dit qu’il n’y a qu’une chose qui l’arrêterait, c’est qu’il devienne un obstacle pour les idées qu’il porte : "Sky is the limit", le ciel c’est ma limite, autant dire qu’il n’en a pas...

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