Le brief politique. Les nouveaux défis de Marine Le Pen

Marine Le Pen a lancé sa campagne électorale, avec ses "Estivales". La présidente du Front National travaille sur la dédiabolisation de son mouvement depuis plusieurs années, mais il lui reste encore deux missions : gagner en crédibilité et désenclaver le parti.

Marine Le Pen a lancé sa campagne électorale ce week-end à Fréjus, avec ses "Estivales". La présidente du Front National travaille sur la dédiabolisation de son mouvement depuis plusieurs années, mais il lui reste encore deux missions : gagner en crédibilité et désenclaver le parti.

Marine Le Pen a un nouveau slogan, pour cette campagne présidentielle : "Au nom du peuple". Le message était inscrit sur les affiches des "Estivales", l'université d'été du parti organisé à Fréjus les 17 et 18 septembre. 

La présidente du Front national veut depuis plusieurs années dédiaboliser son parti – "Ça, c'est fait ! affirme un responsable du FN. Mais maintenant il faut qu'on gagne en crédibilité, et qu'on réussisse à désenclaver le parti."

Deux défis de Marine Le Pen : crédibiliser et désenclaver

La crédibilité, d’abord : le FN doit pourvoir présenter une équipe qui sera capable de gouverner, une vingtaine de têtes d’affiches qui donnent confiance. Pour l’instant il n’y a pas le compte.

Désenclaver le parti, c'est encore plus difficile. Cela signifie que le FN doit s’ouvrir à une droite plus classique pour pouvoir gagner au second tour de la présidentielle. Pour séduire ces électeurs, le FN a accueilli des micro-partis au sein de son Rassemblement Bleu Marine, sauf que ça ne fonctionne pas. Exemple avec son principal partenaire, le SIEL (Souveraineté, identité et libertés), qui accueille finalement les plus ultras de la droite extrême, un responsable du FN l’a constaté : "Ils font le pont avec ceux dont on ne veut plus, on est en train de se séparer d’eux."

Et même dans les discours, on l’a entendu ce week-end à Fréjus, il y a encore de quoi effrayer l’électeur de droite.

Course à la présidentielle : Le Maire et Duflot sont optimistes

Bruno Le Maire et Cécile Duflot sont persuadés qu'ils vont y arriver. 

A droite, Bruno Le Maire est donné troisième, voire quatrième dans les sondages, loin derrière Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Mais lui ne veut pas de ce duel : "Ce duel est un épisode de la primaire. Ce duel entre, d'un côté, des paroles toujours plus brutales et, de l'autre, l'immobilité heureuse."

Bruno Le Maire a donné son programme ce week-end : ça pèse lourd, l’équivalent de deux annuaires, 1 000 pages. Une proposition plaira particulièrement à Alain Juppé : Bruno Le Maire estime que quiconque est candidat à un mandat électif devra publier son casier judiciaire…

Je suis une candidate écologiste qui veut devenir présidente de la République

Cécile Duflot

Cécile Duflot, elle, est persuadée qu’elle peut faire beaucoup plus que ce que prédisent les sondages, qui la créditent de 2 à 4,5% des voix au premier tour de la présidentielle. La députée écologiste y croit : "Je suis convaincue que je serai une candidate écologiste qui ne fera pas 2%. Je suis une candidate écologiste qui veut devenir présidente de la République." 

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