Le brief politique. Les ministres ne se bousculent pas au portillon pour rejoindre Macron

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Des ministres qui seraient prêts à rejoindre Emmanuel Macron plutôt que de soutenir Benoît Hamon pour la présidentielle ? Finalement, ils ne seront pas si nombreux… C'est l’info du brief.

Benoît Hamon a Emmanuel Macron dans le collimateur. "C’est un marchepied pour le Front national, il est immature, il prépare une France ingouvernable", a-t-il déclaré sur France 2 jeudi 9 mars.

Le fondateur du mouvement En Marche ! aura-t-il du soutien parmi les membres du gouvernement ? Les ministres qui seraient prêts à rejoindre Emmanuel Macron plutôt que de soutenir Benoît Hamon, ne seront pas si nombreux. C'est ce que pense un ministre qui soutient le vainqueur de la primaire à gauche. Il voit bien que les hollandais sont tentés par Macron. Il raconte aussi que le secrétaire général de l’Elysée, Jean Pierre Jouyet, les poussent à y aller, mais ils hésitent. 

Le poids des sondages et du débat

D’abord, ces ministres regardent les sondages. Pour que l’argument du vote utile fonctionne, il faut que le match soit serré entre Emmanuel Macron et François Fillon pour accéder au second tour de la présidentielle et battre Marine Le Pen. Or, pour l’instant, Emmanuel Macron a de l’avance. 

Et ces ministres attendent le premier débat de la présidentielle lundi 20 mars. "On va attendre quelques jours pour voir comment ça cristallise", explique ce ministre proche de Benoît Hamon. Pour lui, ceux qui prendront position pour Macron le feront sur le dos du FN et seulement à quelques jours du premier tour. 

À suivre...

Emmanuel Macron aux Olympiades des métiers à Bordeaux.

Benoît Hamon en meeting ce soir au Havre.

Demain, Marine Le Pen à Châteauroux.

Et Jean-Luc Mélenchon à Rome pour un sommet "du plan B".

La note du brief

C’est un zéro pointé pour LafargeHolcim, le numéro un mondial du ciment prêt à postuler à l’appel d’offre pour participer à la construction du mur voulu par Trump entre le Mexique et les Etats Unis.

François Hollande depuis le Conseil européen de Bruxelles, appelle le groupe à la prudence. "Il y a des marchés sur lesquels il faut être prudent avant de déclarer sa candidature", a affirmé le président français.