Le brief politique. La députée LREM Aurore Bergé veut assouplir la loi sur les logements sociaux, contre l'avis du gouvernement

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Aurore Bergé, députée La République en marche et porte-parole du groupe majoritaire, veut assouplir la loi SRU sur les logements sociaux. La députée a préparé deux amendements contre l'avis du gouvernement.

Le projet de loi Elan, la loi portant sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, est débattue à l'Assemblée nationale depuis le 30 mai par les députés. Aurore Bergé, députée La République en Marche, est l’une des porte-paroles du groupe majoritaire. Elle entend bien, contre l’avis du gouvernement, revenir à la charge contre la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains et son quota de 25% de logements sociaux dans plus d’un millier de communes d’ici à 2025.  

Deux amendements contre le projet de loi

Aurore Bergé a préparé deux amendements au projet de loi. Signés par une cinquantaine de députés, ils concernent les communes rurales de la région parisienne, alors qu'Aurore Bergé est élue des Yvelines.

Dans un premier amendement, la députée souhaite que l'objectif de 25% de logements sociaux ne concerne que les flux, autrement dit les nouvelles constructions. Dans un second amendement, elle veut exclure du calcul les bâtiments publics, comme les casernes de gendarmerie. Mais "attention", prévient un collègue, "entre ses amendements et son boulot de porte-parole, y'a un moment où elle devra choisir".

La note du brief

La note du souvenir le plus croustillant : 20/20 pour ce souvenir de conseil des ministres pendant le quinquennat Sarkozy. C'est un ancien membre du gouvernement Fillon qui raconte. À l'époque, dit-il, le vrai Premier ministre c'était Claude Guéant quand il était secrétaire général de l'Elysée. Pour parler à Nicolas Sarkozy, c'est à lui qu'il fallait s'adresser. Pendant le sacro-saint rendez-vous du mercredi, des ministres lui faisaient passer des messages écrits, jusqu'à ce que François Fillon s'en aperçoive. Le Premier ministre interceptait alors les mots pour les déchirer. On comprend mieux pourquoi Claude Guéant n'était pas dans ses petits papiers.