Le brief politique. François Fillon n'est pas rancunier

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Le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle de 2017, François Fillon, doit révéler la composition de son équipe de campagne mercredi. Sarkozystes et juppéistes seront de la partie.

Pour gagner l'élection présidentielle de 2017, François Fillon a besoin de tout le monde. Résultat : dans son équipe de campagne, qui sera révélée mercredi 14 décembre, tout le monde sera de la partie... même ceux qui l’ont trahi. Pas de place pour la rancune, même à l'encontre de ceux qui l'ont le plus déçu.

Parti dans le clan de Nicolas Sarkozy, Éric Ciotti fera ainsi "partie de l’équipe", confie à franceinfo un proche de François Fillon. Car Éric Ciotti est incisif : "Il mord bien les mollets". D'autres sarkozystes vont être inclus dans l'équipe du candidat Les Républicains : Éric Woerth, pour travailler sur le projet, et Gérald Darmanin, pour animer les réseaux sur le terrain.

François Fillon va aussi intégrer les juppéistes, ceux qui étaient les plus durs avec lui pendant la primaire de la droite. Benoist Apparu va devenir l’un de ses porte-paroles. Gilles Boyer, l’ancien directeur de campagne d’Alain Juppé, sera associé en tant que conseiller. Bruno Le Maire n’est pas oublié : l'ancien candidat à la primaire s’occupera des questions internationales. L’un de ses soutiens, Thierry Solère, a déjà pris la place de porte-parole.

La note du brief

Un 15/20 pour l’équipe d’Emmanuel Macron, qui communique à tout-va sur les bonnes retombées du meeting de son candidat, samedi à Paris. Elle affirme que le mouvement En Marche a enregistré 4 000 adhésions en deux jours, alors que la moyenne habituelle tourne autour de 450 adhésions par jour. 

Afin de connaître le profil de leurs fans, les "marcheurs" ont fait un sondage auprès de 5 000 personnes venues au meeting. Résultat : près de la moitié d’entre eux ont trouvé que la durée du discours était bonne, de même que l'ambiance. Qu'en ont-ils retenu ? La proposition d’augmenter les salaires grâce à une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG). Rappelons qu'il s'agit d'un sondage interne, réalisé par les communicants d’Emmanuel Macron... en pleine auto-promo.

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