La reconstruction de la droite passe par les territoires... et par Gérard Larcher

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Alors que Laurent Wauquiez propose des états généraux en septembre, Gérard Larcher lance sa propre initiative. Sans attendre.

Le président du Sénat l'a annoncé tout à l'heure sur franceinfo : "Je vais proposer aux présidents de groupe parlementaire, aux présidents des trois grandes associations d'élus, que nous nous retrouvions la semaine prochaine pour analyser la situation et engager une démarche au travers des territoires pour reconstruire un projet qui rassemble la droite et le centre."

C'est vrai que le terrain avait été bien préparé ce matin par Valérie Pécresse, sur France 2 puis par Bruno Retailleau, sur Europe 1 : tous deux appelaient le Sénat, et son président, à jouer un rôle pour sortir la droite de la situation actuelle.
Gérard Larcher a donc dit banco. Il court-circuite Laurent Wauquiez et ses états généraux, mais sans prétendre le remplacer.

À gauche aussi, on essaie de se recontruire

Conseil national du PS ce soir à Paris. Olivier Faure, le Premier secrétaire, va de nouveau lancer un appel à l'union, des Verts jusqu'à La France Insoumise, à condition que Jean-Luc Mélenchon rompe avec le populisme.

Du côté de La France insoumise, c'est toujours la gueule de bois. Dans une interview accordée à L'Obs, Clémentine Autain, la députée de Seine-Saint-Denis, estime qu'à force de ressentiments et de clashs, "le capital politique de 2017 s'est érodé". Jean-Luc Mélenchon, trop clivant, ne sait plus rassembler.

L'info du brief

33% des voix à Paris dimanche : La République en marche semble avoir un boulevard dans la capitale pour les municipales. Elle veut aller vite, mais trébuche dès la première réunion : le patron du parti, Stanislas Guerini, a failli se retrouver seul ou presque. La vérité c'est que beaucoup ne comprennent pas cette précipitation. L'horaire a été déplacé pour rentrer dans l'agenda de Mounir Mahjoubi : l'ancien secrétaire d'Etat au numérique lance justement sa campagne ce soir. Sauf que cela ne convient toujours pas aux députés Hugues Renson et Cédric Villani. Ils se feront représenter. Mais Benjamin Griveaux, partisan de l'accélération, fulmine : "ceux qui ne s'inscrivent pas dans le collectif se mettent en faute" dit l'ancien porte-parole du gouvernement.
On est loin de l'objectif initial de la réunion : fixer des règles pour éviter d'étaler sur la place publique des dissensions.

Le coup de chapeau 

Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'égalité entre les hommes et les femmes, veut lever un tabou : celui des règles. Elle réunit aujourd'hui plusieurs ministres, des chefs d'entreprise, et des associations. Ses combats : la précarité menstruelle (le problème du coût des protections hygiéniques), et la composition des produits, pas toujours respectueux du corps des femmes. Marlène Schiappa promet des mesures. 

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