"Gilets jaunes" : les raisons du revirement d'Edouard Philippe

Le Premier ministre a changé d'avis, il recevra une délégation "représentative" de "gilets jaunes", vendredi.

Dans la soirée du lundi 26 novembre, l'entourage du Premier ministre était formel. Il n’était pas question qu’Edouard Philippe reçoive des "gilets jaunes". D'abord, le problème de la représentativité était avancé, puisqu’à peine désignés les huit porte-paroles ont été contestés, y compris par des figures du mouvement. Ensuite, un conseiller du Premier ministre expliquait qu'Edouard Philippe ne voulait pas court-circuiter les discussions qui sont lancées, jeudi matin, avec les membres du Conseil national de la transition écologique.

Mercredi, changement de ton. Edouard Philippe a ouvert la porte à une rencontre avec une délégation "représentative". Jeudi matin, Matignon explique qu'entre lundi et jeudi les gilets jaunes se sont organisés. La question de la représentativité ne semble plus être un problème. Emmanuel Macron a sans doute jeté un œil aux sondages, catastrophiques pour lui, puisque le mouvement est de plus en plus populaire. Il avait déjà ordonné au ministre de la Transition écologique de recevoir les "gilets jaunes", ce qu’il a fait mardi soir. Vendredi, c’est au tour du Premier ministre qui recevra une délégation de "gilets jaunes" à 14 heures, en présence de François de Rugy, ministre de la Transition écologique.

La note du Brief

C’est un avis lancé aux ministres. Quand vous rencontrez des "gilets jaunes" : "Souriez, vous êtes filmés. C’est ce qui est arrivé à François de Rugy quand il a reçu les deux représentants du mouvement mardi soir, Priscilla Ludosky et Eric Drouet. C’est lui qui a filmé la rencontre avec son téléphone caché dans sa veste. Vidéo diffusée sur Facebook. Beau joueur, le ministère a dit au Huffington post qu’il n’avait pas été prévenu, mais que ça ne lui posait pas de problème de jouer la transparence.

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