François de Rugy n’a pas abandonné l’idée d’une taxe carbone

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Le ministre de la Transition écologique est séduit par la proposition des maires des grandes villes de réintroduire une taxe sur les carburants

François de Rugy a vu les maires des grandes villes la semaine dernière et d'après l'un des participants à cette réunion "ça lui plaît bien, cette idée d'une taxe carbone versée directement aux collectivités pour qu'elles financent la transition énergétique. Ça lui permettrait de démontrer que ça peut être juste et utile."

Les élus des grandes villes présentent leur contribution au grand débat national jeudi 28 mars et vendredi 29 mars à Toulouse et cette idée figure parmi leurs propositions : le retour d’une taxe sur les carburants dont une part serait versée directement dans leurs caisses pour leur permettre d’isoler les logements des plus modestes, afin de faire baisser leurs factures d’électricité et de gaz, ou pour les aider à acheter des voiture moins polluantes.

"Nous, contrairement à l’Etat, on sait faire", explique un responsable de l’association France Urbaine qui décrit les drones qui repèrent les logements mal isolés, les antennes locales qui vont frapper aux portes pour proposer les aides. "Ça fonctionne déjà très bien, dit-il, à Dunkerque, à Bordeaux ou à Grenoble."

Les élus des grandes villes prônent la création d'une "taxe résidentielle"

Autre proposition explosive de ces élus des grandes villes : remplacer la taxe d’habitation, qui doit disparaître, par une "contribution résidentielle". Il s'agirait en fait d'une taxe d’habitation bis moins élevée mais payée par plus de ménages. Elle serait calculée en fonction du logement et des revenus. Là encore, il s’agit pour les maires des grandes villes d’avoir les moyens de financer la transition énergétique. Mais cette fois le gouvernement a été clair : "Ce n’est pas le moment".

La phrase du jour

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a interdit une nouvelle manifestation samedi prochain sur les Champs-Elysées. Pour lui ceux qui défilent ne veulent que le "chaos". Il s'est expliqué mercredi devant la commission des lois de l'Assemblée nationale : "On sait bien qu'il n'y a pas une réponse qui va permettre de dire à ceux qui manifestent – et je ne parle pas des 'gilets jaunes' – 'c'est bon vous avez gagné, rentrez chez vous'... Si ce n'est la décapitation du ministre de l'Intérieur en place de Grève. Mais je ne suis même pas sûr que ça suffise".

La note du Brief

Celle du candidat éphémère, un nouveau concept lancé Julien Bargeton. C’était l’un des six prétendants de LREM à la mairie de Paris. Mercredi, quand il a appris que Benjamin Griveaux se lançait dans la bataille il s’est immédiatement rangé derrière lui avec ce drôle d’argument : "Ma candidature qui ne sert finalement qu'à diviser n'a plus de sens. Et je lui apporte mon soutien, je souhaite que le maximum d'adhérents En Marche puissent le soutenir pour lancer cette campagne".

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