Élections régionales : à 11 jours du premier tour, quels rapports de force ?

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Le premier tour des élections régionales a lieu dans 11 jours, le 20 juin. D’après les derniers sondages Ipsos Sopra Stéria  pour franceinfo, France Bleu et France 3, le rapport de forces se précise dans plusieurs régions.

La victoire du RN semble se dessiner en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il pourrait, selon notre sondage, l’emporter dans tous les cas de figure : que ce soit en triangulaire ou en duel face à Renaud Muselier. Dans cette configuration, son avantage n’est toutefois que d’un petit point, donc dans la marge d’erreur. En revanche, si les écologistes se maintiennent au second tour, le candidat de Marine Le Pen l’emporterait largement : 7 points de différence selon ce sondage, d’autant que Thierry Mariani accroît son avance ces derniers jours. Ce scénario d’une triangulaire est le scénario annoncé, puisque la tête de liste écologiste Jean-Laurent Felizia, qui a assuré qu’il n’y aurait pas d’accord avec Renaud Muselier, envisage aussi de se maintenir pour peser dans l’opposition régionale.

Malgré tout, les résultats du premier tour peuvent changer la donne, et la gauche pourrait vouloir éviter qu’on lui reproche d’avoir participé à l’élection du RN en se maintenant coûte que coûte. Sauf qu’en cas de désistement, ce sont les électeurs de gauche qui risque de faire défaut : à peine un sur deux irait voter pour Renaud Muselier. Une nouvelle preuve que le front républicain a du plomb dans l’aile et que Thierry Mariani a de sérieuses possibilités de victoire.

En Auvergne-Rhône-Alpes, Île-de-France et Nouvelle-Aquitaine, avantage aux sortants

Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse et Alain Rousset ont peu de souci à se faire. Quelle que soit la configuration, ils surclassent à chaque fois leurs adversaires. Concernant les deux présidents sortants de droite, il est possible de tirer au moins une leçon : il feront le plein de voix dans leur camp, mais ils séduisent aussi les marcheurs. Un électeur sur cinq d’Emmanuel Macron en 2017 votera Laurent Wauquiez, et c’est encore plus flagrant pour Valérie Pécresse, quasiment un sur deux. Davantage même que pour le candidat de la majorité présidentielle Laurent Saint-Martin.

Deuxième enseignement pour ces trois régions et qui s’applique plus globalement : contrairement à ce que martèlent les soutiens de Marine Le Pen, le RN progresse finalement assez peu par rapport à 2015. Là où le RN semble en bonne position, c’est souvent davantage en raison d’un effritement des autres partis que d’une dynamique forte, comme en Bourgogne-Franche Comté. Si le RN à ses chances dans plusieurs régions, c’est que le "modèle Paca" s’exporte, avec presque partout une quasi disparition du front républicain.

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