Après la démission de Laurent Wauquiez, les grandes manœuvres ont déjà commencé

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En interne, de nombreux cadres de LR veulent en profiter pour recentrer la ligne politique du parti. En externe, LREM et le RN espèrent attirer les élus et électeurs déçus.

Il ne regrettera pas Laurent Wauquiez. Le député LR et ancien ministre sarkozyste Eric Woerth, invité de RTL lundi 3 juin, estime que le désormais ex-président de son parti a "commis une erreur stratégique, celle de faire camper la droite uniquement sur son aile conservatrice. Nous sommes plusieurs à lui avoir dit 'ne fais pas cela', car il faut parler à tous les Français."

Manoeuvres en interne, donc, pour rééquilibrer la ligne politique des Républicains vers le centre, manoeuvres également à l'extérieur du parti, pour attirer les électeurs et les élus de droite. Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin, lui-même ancien de LR, a sévèrement critiqué le bilan de Laurent Wauquiez sur Europe 1 : "Au lieu de travailler avec le président de la République, de préférer son pays à son parti, il s'est comporté en homme sectaire et a amené la droite à 8%."

"LR est en perdition, vous imaginez bien qu'on va pousser en mêlée"

Du côté du Rassemblement national, l'eurodéputé Nicolas Bay, estime sur franceinfo que son parti et celui de LR sont "d'accords sur l'essentiel" et qu'ils doivent "pouvoir travailler ensemble dans les années qui viennent"De son côté, Marion Maréchal a longuement défendu l'union des droites dimanche soir sur LCI. "Le Rassemblement national est indispensable à la vie politique mais malheureusement pas suffisant", a-t-elle notamment déclaré. Un retour médiatique dont l'entourage de Marine Le Pen assure ne pas prendre ombrage. "Elle dit la même chose que nous", assure à franceinfo un très proche conseiller de la présidente du RN. Comprendre : Marine Le Pen et sa garde rapprochée ne voient pas dans les propos de Marion Maréchal une quelconque critique à l'égard de sa tante.

"Nous aussi, nous disons qu'il faut continuer à rassembler avec le RN ou à côté du RN", poursuit le conseiller frontiste, qui se risque même au jeu du pronostic: "Vous verrez dans six mois !" Et c'était sans compter sur la chute de Laurent Wauquiez : "LR est en perdition, vous imaginez bien qu'on va pousser en mêlée."

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