Les ventes de champagne en France et en Grande-Bretagne moins pétillantes

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2018 a été une année très contrastée pour le champagne avec un chiffre d'affaires qui se maintient mais, en France et au Royaume, des ventes qui se sont inscrites au plus bas depuis 2004.

Le vin de la fête, le champagne, n’a plus la cote en France et au Royaume-Uni qui sont pourtant les deux principaux marchés du champagne (60% des ventes totales). En France, en 2018, les ventes se sont inscrites au plus bas depuis 2004. Le chiffre d’affaires s’est plutôt très bien tenu l’an dernier, à 4,9 milliards d’euros, mais il y a eu clairement une rupture avec les années précédentes.  

Le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), qui regroupe les producteurs de la filière, se dit inquiet, tout comme le Syndicat général des vignerons pour qui "le volume n’y est pas". Le nombre de bouteilles vendues en 2018 a baissé de près de 2% à 302 millions d’unités, selon les chiffres communiqués par le Comité champagne. Concrètement, les volumes vendus en France l’année dernière ont été inférieurs à ceux exportés pour la première fois depuis 100 ans.

Brexit et "gilets jaunes"

En France, les ventes ont poursuivi leur glissade dans un environnement économique peu porteur et, surtout, plombé en fin d’année par le mouvement des "gilets jaunes". Baisse de la fréquentation touristique et impact négatif sur la confiance des ménages : la boucle est bouclée.

En Grande-Bretagne, la baisse est clairement identifiée depuis trois ans avec le référendum de juin 2016 sur le Brexit qui a déclenché le compte à rebours pour la sortie du Royaume-Uni de l’Europe.  

Des marchés à chercher hors d'Europe 

Les Etats-Unis restent notre premier marché d’exportations du champagne, devant le Royaume-Uni et le Japon. Hong-Kong et la Chine sont nos 14e et 15e marchés à l’export. L’an dernier, alors que les ventes baissaient en France, ces régions enregistraient des progressions à deux chiffres (entre 10 et 12%). C'est le fruit de la stratégie de valorisation des grandes maisons exportatrices qui fonctionne bien : celle de Moët & Chandon (propriété de LVMH), champagne le plus vendu dans le monde, ou de Mumm (Pernod Ricard). C’est une nouvelle géopolitique du champagne qui est en train de se construire. Des clients émergent et il faut aller les séduire, sortir de l’Europe. Facile pour des groupes comme LVMH, mais beaucoup moins pour les petits vignerons indépendants. 

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