Le brief éco. Vivendi prépare l’entrée en bourse de sa filiale Universal Music

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Le groupe Vivendi, géant français des médias, s’apprête à mettre en bourse sa filiale Universal Music. On en saura plus sur les conditions de l’opération à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire des actionnaires, qui se tient lundi 29 mars après-midi à Paris 

Ce n’est pas la fin d’une aventure mais le début d’une autre. Universal Music Group appartient depuis vingt ans à Vivendi, qui était dirigé à l’époque par un certain "J2M" Jean-Marie Messier rebaptisé "J6M" pour "Jean-Marie Messier Moi-Même Maître du Monde", histoire de souligner son appétit capitalistique interplanétaire. C’est lui qui rachètera à grands frais Universal Music pour l’intégrer à Vivendi. Aujourd’hui, Universal domine le marché mondial du secteur avec un catalogue allant des Beatles à Rihanna en passant par Bob Dylan et Lady Gaga...un joyau très précieux sur lequel Vivendi entend rebondir.

Grandes manœuvres médiatiques

Le groupe Vivendi est contrôlée à hauteur de 27% par l’homme d’affaires Vincent Bolloré, et ce dernier s’apprête à participer à un grand chamboule-tout dans le secteur médiatique en France. Lors de l’assemblée générale lundi 2ç mars après-midi, il sera question d’une introduction d’Universal Music à la bourse d’Amsterdam d’ici la fin de l’année. Vivendi va proposer une redistribution de 60% du capital à ses actionnaires sous forme de dividende exceptionnel. Opération financièrement complexe qui permettra en réalité à Vincent Bolloré de renforcer sa trésorerie pour lancer une offensive médiatique.

Objectif présidentielle 2022

Bolloré détient parallèlement le groupe de télévision Canal+ et sa chaîne d’information CNews. Avec l’opération boursière en préparation, l’homme d’affaires se place pour réaliser une nouvelle phase de consolidation des médias en France. On lui prête plein de projets. Le groupe allemand Bertelsmann cherche un acquéreur pour le groupe M6, propriétaire de la radio RTL. À moins que Vincent Bolloré ne soit intéressé par une autre radio, Europe 1, pour en faire avec CNews un média d’opinion radio-télé. De grandes manœuvres médiatiques très sensibles et ultra stratégiques à un an de l’élection présidentielle.

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