Le brief éco. Un G20 pour rien

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Les ministres de l’Economie et des Finances du G20 étaient réunis ce week-end en Argentine. Les plus grandes puissances économiques mondiales confirment la guerre de position.

En pleine guerre commerciale entre les Etats-Unis, l’Europe et la Chine, les ministres de l’Economie et des Finances du G20 se sont retrouvés ce week-end en Argentine. Ce sommet a confirmé la guerre de position entre les plus grandes puissances économiques mondiales

Disons-le clairement : la machine est grippée. Totalement grippée. Aucune goutte d'huile dans le mécanisme, ce qui est plutôt inquiétant dans le contexte international tendu actuel. Les 19 pays les plus industrialisés, plus l'Europe – qui est le vingtième larron –, ont bien tenté de faire bonne figure en déclarant que les pays émergents étaient aujourd'hui mieux préparés à d'éventuels chocs externes. Mais, sur le fond, les grands argentiers n'ont fait qu'enfoncer une porte ouverte : l'aggravation des tensions géopolitiques et commerciales représentent un risque qui gagne en ampleur pour la croissance mondiale. Beaucoup de kérosène utilisé pour pas grand-chose, cela fait cher du bilan carbone pour cette réunion en Argentine

Juste une mise au point

Le secrétaire au Trésor américain a campé sur ses positions. Dure vis-à-vis de la Chine, et message lancé à l’Europe : si Bruxelles croit au libre-échange, Washington est prêt à signer un accord. Ce à quoi le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a répondu qu’il était hors de question de négocier avec un pistolet sur la tempe. C’est aux Etats-Unis de faire le premier pas, enclencher la désescalade et arranger tout cela... en clair : pas question de céder quoi que ce soit, tant que Donald Trump maintient ses taxes sur l'acier et l'aluminium notamment.

Prochaines échéances

Une rencontre est prévue mercredi 25 juillet entre le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président américain Donald Trump, à Washington. Parmi les dossiers au menu des discussions figurent, bien sûr, les tensions commerciales, mais aussi la dernière amende infligée par l’UE à Google,  ce qui ne va pas faciliter les discussions. Mais la vraie échéance, qui n'a pas encore d'agenda officiel, c’est la réforme de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) qui régule le commerce international. Histoire de sauver une institution que beaucoup estiment aujourd'hui périmée et que Donald Trump aimerait bien voir voler en éclats. Une quinzaine d'économistes et d'experts français y travaillent. C'est un dossier très lourd sur lequel on aura l'occasion de revenir car le sujet est loin d'être épuisé.

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