Le brief éco. Stations de ski, la colère économique et sociale

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Si la décision d'empêcher les vacanciers de skier est maintenue, près de 4 000 salariés vont se retrouver au chômage partiel.

Près de 4 000 personnes seront au chômage partiel parmi les salariés de la Compagnie des Alpes, la société qui gère les stations de ski et certains parcs de loisirs en France en raison des règles du confinement allégé. Le PDG de l’entreprise Dominique Marcel l’a annoncé quelques heures avant une nouvelle rencontre en visioconférence avec le Premier ministre. Il donne les détails dans un entretien accordé au journal Les Échos lundi 30 novembre.

>> Une pétition pour réclamer l'ouverture des remontées mécaniques.

2 500 personnes vont être mises sur la touche avec la fermeture des remontées mécaniques. Mais comme la Compagnie des Alpes, ce sont également le Parc Astérix, le Futuroscope de Poitiers et le Musée Grévin qui resteront eux aussi fermés pour les fêtes, le groupe ajoute 1 400 personnes à la liste. Bilan : stations de montagne ajoutées aux parcs et infrastructures de loisirs, pour la Compagnie des Alpes, cela fera au total de 3 900 personnes sur le carreau pendant les vacances de Noël.

Plusieurs milliards de manque à gagner

Association des maires des stations de montagne, domaine skiables de France, présidents de régions, maires, élus… La pression est très forte mais les contraintes sanitaires demeurent. Tous les professionnels avaient préparé les protocoles sanitaires adaptés mais la décision de fermeture est tombée d’en haut. et est unanimement jugée incompréhensible. C'est un bilan très lourd que chacun met sur la table. Les stations de sports d’hiver représentent environ 120 000 à 150 000 salariés, essentiellement des saisonniers. La Compagnie des Alpes (filiale de la Caisse des dépôts et consignations – le bras financier de l’État) est le leader mondial de l’exploitation des domaines skiables. Son chiffre d’affaires est déjà en baisse de 30%.

Plusieurs élus des régions concernées montent au créneau pour réclamer la réouverture des remontées mécaniques. Les 250 stations montagnardes françaises représentent un chiffre d’affaires de 9 milliards d'euros.

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