Le brief éco. Renault annonce un milliard d’euros d'investissements en France et veut accélerer sur l'électrique

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L'objectif est de doubler la production du modèle Zoe d'ici 2022 et d'augmenter ses capacités de production à Flins, Douai, Maubeuge ou Cléon.

Renault va investir plus d’un milliard d’euros en France d’ici à 2022 pour développer la production de voitures électriques. Cette montée en puissance concerne notamment les départements du Nord et des Yvelines.

Avec son partenaire japonais Nissan, Renault est un des pionniers des véhicules électriques au point d’être devenu numéro un européen sur ce type de motorisation. La Zoe, son modèle vedette, s’est écoulé l’année dernière à 32 000 exemplaires. Elle représente le quart des ventes de voitures électriques en Europe. Renault est également leader sur le segment des véhicules utilitaires avec la fourgonnette Kangoo, produite à Maubeuge (Nord). Un tel rang se respecte et s'entretient, d’où les investissements de plus d’un milliard d’euros annoncés jeudi 14 juin.

Améliorer la compétitivité

En vertu du plan "Drive The Future" – littéralement : conduire le futur –, Renault prévoit d’augmenter ses capacités de production. Pour la Zoe, à Flins-sur-Seine, dans les Yvelines, l’objectif est de passer de 60 000 unités produites par an cette année à 120 000 en 2022. Ensuite, une nouvelle plateforme va voir le jour sur le site de Douai (Nord), ce qui créera un deuxième site de production de véhicules électriques dans le cadre de l’alliance Renault-Nissan élargie à Mitsubishi. Des investissements seront aussi engagés à Maubeuge (Nord). À Cléon (Seine-Maritime), la production de moteurs électriques va être triplée. Le coup d'accélérateur entre dans le concret.

Le patron de Renault, Carlos Ghosn, explique qu’il veut améliorer la compétitivité et l’attractivité des sites français. Généralement, qui dit efforts de compétitivité dit parfois risques pour l’emploi. Renault prend le contrepied de cette logique en accompagnant ce plan l’investissement de 5 000 embauches en CDI (annoncées en avril) et 235 millions d’euros consacrés à la formation. Ce dont se félicitent la FCDT et la CFE-CGC, la CGT préférant parler d’un accord en trompe-l’œil.

Le succès de l’engagement électrique de Renault est aussi important pour l’Etat qui détient toujours 15% de l’entreprise, et qui s’est lui-même engagé dans un contrat stratégique pour la filière. Cette annonce d’investissement intervient alors que Renault réunit ses actionnaires en assemblée générale vendredi 15 juin. Une AG qui doit confirmer Carlos Ghosn à la tête de l’entreprise pour un nouveau mandat de quatre ans. Ce qui apparaît comme une simple formalité.

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