Le brief éco. Plan de relance : ce que l’on sait déjà des priorités

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Le transport ferroviaire sera au coeur de cette relance verte. Un plan de relance qui sera détaillé mardi.

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À J-4 de la présentation du plan de relance – ce sera mardi 25 août – on fait le point sur ses grands axes. Ce plan, c’est 100 milliards d’euros, et des priorités, à commencer par l’écologie. Il est prévu sur deux ans, l’objectif est de verdir l’économie.

Au moins 30 milliards d’euros vont être fléchés vers la transition écologique : c’est-à-dire la rénovation thermique, la décarbonation des entreprises, ou encore les mobilités vertes. Autre volet du plan, l’aide à l’industrie et aux entreprises. Là, pas de chiffrage précis. Dans son discours de politique générale, mi-juillet, le Premier ministre Jean Castex parlait de 40 milliards, mais comme une partie de cette enveloppe se recoupe avec celle de l’écologie, le montant est encore flou. Et puis il y a tout ce qui est relatif aux “compétences” et à la “solidarité”. 20 milliards d’euros sont prévus pour chacun de ces deux volets. Des financements qui iront, entre autres, à la sauvegarde de l’emploi, aux jeunes, et à la formation professionnelle.

Les pistes que le gouvernement laisse filtrer

On sait par exemple que le transport ferroviaire sera au coeur de cette relance verte. Développer le rail, comme alternative à l’avion, c’est moins d’émissions de carbone. Et c’est surtout aller dans le sens du plan de relance européen, qui va tout de même fournir 40% des 100 milliards d’euros du plan français, et qui exige des contreparties écologiques. Concrètement, il est question ressusciter les trains de nuit, de moderniser le réseau, tout en faisant un effort sur les petites lignes.
On sait aussi que ce plan prévoit 3 milliards d’euros pour les PME, les plus fragilisées par le coronavirus. L’idée est de les aider à rembourser leur PGE – le Prêt Garanti par l’État – tout en leur permettant de continuer à l’investir, malgré la crise. Bpifrance, les régions, et même l’épargne des Français, seront sollicités, leur argent servira à consolider les fonds propres de ces PME. Bercy précise par ailleurs qu’un milliard d’euros dans ce plan doit aider aux relocalisations d’activités industrielles. On a vu pendant cette crise sanitaire que la France était beaucoup trop dépendante de ses approvisionnements extérieurs, notamment dans le domaine des médicaments. Relocaliser, un impératif stratégique pour le gouvernement, là aussi nécessaire à la relance.

Le gouvernement veut aller vite

Dès mardi, le plan sera détaillé, ce sera lors du Conseil des ministres de rentrée. Attaquer l’année par la relance, c’est le signe que le gouvernement veut aller vite.
Emmanuel Macron l’a d’ailleurs souligné dans son interview à Paris Match, ses “deux grands combats de la rentrée” c’est la lutte contre le virus et le plan de relance. Un comité de pilotage, présidé par Jean Castex, entourés des ministres concernés, suivra sa bonne exécution. Ce plan doit permettre à la France de “retrouver d’ici à deux ans son niveau d’activité d’avant la pandémie” dit Bruno Le Maire, le ministre de l’économie. Mais pas question qu’il se transforme en dépenses pérennes. L’objectif est de répondre à l’urgence, sans dérapage – en parallèle – des finances de l’État. Le taux de dépenses publiques devra même, à terme, être ramené à celui d’avant-crise. Rendez-vous dans deux ans.

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