Le brief éco. Nouveau confinement éco-compatible ?

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Le Premier ministre Jean Castex détaille, jeudi, les annonces faites par le président de la République la veille. Le confinement sera de nouveau en vigueur vendredi minuit avec toutes ses conséquences sur l’activité. 

Beaucoup d'acteurs économiques craignaient un tour de vis de la part du président de la République, c'est à dire un durcissement des mesures sanitaires. En réalité, le confinement est adapté en tirant les leçons du premier, appliqué en mars. Certes, les activités et commerces définis comme non-essentiels vont rester fermés (centres commerciaux, es magasins de chaussure, d'habillement, institut de beauté, coiffeurs, etc.), bars et restaurants... mais la situation évolue sur deux points non négligeables.

Contrairement au premier confinement, écoles, collèges et lycées resteront ouverts. Une épine en moins dans le pied des parents obligés de travailler. Surtout : les usines, exploitations agricoles et les entreprises du BTP pourront continuer de travailler. Les chantiers dans le bâtiment et travaux publics continueront de tourner, ce qui n'était pas le cas au printemps. Donc reconfinement éco-compatible, oui, en partie.

Conséquences économiques limitées ?

Il y aura un impact, c'est évident. Mais attention à la valse des chiffres. Dans le journal Le Parisien, jeudi 29 octobre, le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux parle de 50 à 75 milliards d'euros en moins pour le PIB (la richesse produite par le pays sur l'année). Si l’on considère que le confinement ampute l'activité économique quotidienne de 40%, une journée confinée coûte environ 2 milliards d'euros à la croissance. L'économiste Erwann Tison (Institut Sapiens) n'hésite pas à comparer le confinement à "une arme de destruction massive qu'il faut manier uniquement avec la certitude qu'elle fonctionnera". L'image est forte mais parlante.

Aujourd’hui, la question n'est pas de savoir si on va à la catastrophe économique mais comment on sauve l'économie, les emplois et les salaires, après les vies et les problèmes sanitaires bien sûr. En ce moment, les débats sont à manier avec prudence. Quant à l'État il n'a pas fini de dépenser.

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