Le Brief éco. Masques sanitaires, les chiffres du business de la grande distribution

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Depuis le 4 mai, la vente de masques dans les grandes surfaces a généré un chiffre d’affaires de 175 millions d’euros.

Les ventes de masques sanitaires sont-elles une bonne affaire pour la grande distribution ? Le cabinet d’études Nielsen s’est penché sur la question. La réponse est clairement positive. 

L’enquête Nielsen prend en compte les données à partir du lundi 4 mai, une semaine avant la date officielle du déconfinement qui est intervenu le lundi 11. Depuis le 4 mai, donc sur une dizaine de semaines, la vente de masques dans les grandes surfaces a généré un chiffre d’affaires de 175 millions d’euros. C’est, grosso modo, ce qu’a réalisé en bénéfices la Française des Jeux sur l’exercice 2018.

Moins de succès pour les gels hydro-alcooliques

Les ventes de solutions hydroalcooliques ont été importantes mais elles ont moins rapporté que les masques. Depuis le début de l’année le chiffre d’affaires cumulé atteint 78 millions d’euros. Avant le confinement il y avait pénurie, ou la production était très limitée. Quand les réapprovisionnements ont eu lieu, les ventes de solutions hydroalcooliques ont flambé à 8 millions d’euros la première semaine du déconfinement (semaine du 11 mai). Tout cela fait beaucoup de chiffres mais ils montrent bien l’impact sur la consommation des Français et les conséquences directes sur les distributeurs privés qui tirent en quelque sorte un effet d’aubaine d’une décision publique.

Même tendance pour les prochains mois

Le Cabinet Nielsen s’attend à une nouvelle hausse des ventes en juillet et août. Les migrations estivales vont multiplier les occasions d’achat si les Français respectent les règles. En septembre également avec la rentrée scolaire. Les prix de vente restent encadrés jusqu’au mois de janvier 2021 : 95 centimes d’euros maximum l’unité pour les masques chirurgicaux non réutilisables. Mais dans l’ensemble 175 millions d’euros dépensés par les Français depuis le 4 mai, et plus encore dans les mois à venir, c’est d’autant moins d’argent disponibles dans les porte-monnaie. Une perte de pouvoir d’achat mise en avant par ceux qui réclament la généralisation du remboursement des masques par l’assurance maladie, notamment pour les foyers les plus modestes, et pas uniquement les personnes à très haut risque médical qui ont droit aujourd’hui à 10 masques gratuits maximum par semaine.

Faut-il une prise en charge complémentaire ? Invité de franceinfo mardi 21 juillet, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a estimé que cette question était légitime et qu’elle devait être regardée attentivement, sans toutefois apporter de réponse à ce stade.

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