Le brief éco. Mariage PSA/Fiat-Chrysler, c’est du sérieux

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Le constructeur automobile français PSA et l’italo-américain Fiat-Chrysler confirment discuter d'un rapprochement. La rumeur courait, l’information est désormais officielle. Ces discussions en court visent à créer un nouveau géant mondial de l'automobile.

Les groupes Fiat Chrysler et PSA discutent d'un rapprochement. Une fusion entre égaux de 45 milliards d'euros en bourse et surtout un impressionnant portefeuille de marques : côté PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel et Vauxhall), côté Fiat-Chrysler (Alfra Romeo, Dodge, Jeep, Lancia, Maserati). Un nouveau géant (neuf millions de véhicules vendus à eux deux l’année dernière), le quatrième mondial derrière Volkswagen, Renault-Nissan-Mitsubishi et Toyota. Avec probablement un avantage pour PSA dans la future gouvernance puisqu'à la bourse de Paris, PSA pèse aujourd'hui plus lourd que Fiat-Chrysler à celle de Milan.

Petite bombe dans le secteur automobile

Ce projet intervient face à Renault déstabilisé par l’affaire Carlos Ghosn. Ceci explique d’ailleurs cela. C’était entre mai et juin dernier : après avoir proposé de fusionner avec Renault, Fiat-Chrysler retirait son offre avec grand fracas, accusant l’État français d’être trop frileux, Bercy invoquant les risques de faire voler en éclat l'alliance Renault-Nissan. Le patron de Renault avait vu rouge. Jean-Dominique Senard n’avait pas caché sa colère froide à l’égard de Bercy en plein conseil d'administration.

PSA a sauté sur l'occasion

Le groupe dirigé par Carlos Tavares attendait au coin du bois. Avec Fiat-Chrysler, le constructeur français est en passe de réaliser un coup industriel capital. L'objectif est clair : mutualiser les moyens, faire des économies sur les processus de production pour mettre toutes les forces communes sur la voiture de demain, électrique et autonome. Il faut investir plus dans la recherche et le développement mais cela coûte très cher. L'union fait la force.

À la bourse de Paris, le titre PSA a ouvert la séance du mercredi 30 octobre sur une hausse de 8%, Fiat-Chrysler sur un bond de 10% à la bourse de Milan. Réaction inverse pour Renault, qui avait négocié avec Fiat sans que cela n'aboutisse, a vu son titre légèrement reculé.

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