Le brief éco. Les PME françaises pas assez préparées au Brexit

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Plus la date du Brexit approche, plus on en mesure les conséquences sur le plan économique. Le ministère de l’Économie et des Finances appelle les entreprises à se mobiliser. Il y a urgence car encore trop d’impréparation. 

Le ministère de l’Économie et des Finances appelle les entreprises à se mobiliser face à l'arrivée prochaine du Brexit.

Dans le Journal du Dimanche dimanche 20 octobre, la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, sonnait le tocsin : patrons de PME, il faut passer à l’action, et vite ! Le Brexit c’est un peu comme les questions de cybersécurité. Trop d’entreprises ne se croient pas concernées ou ne sont pas préparées. Selon une enquête de la DGE (la Direction Générale des Entreprises, basée à Bercy), 54% des petits patrons interrogés n’ont pas étudié l’impact de la sortie du Royaume-Uni de l’Europe. D’autant plus inquiétant qu’il s’agit uniquement de PME françaises qui commercent avec le Royaume-Uni. Seules 6% disent avoir mesuré l’impact du Brexit avec précision.

La facture s’alourdit

Selon le Medef, un Brexit dur, sans accord entre Londres et Bruxelles, coûterait à l’économie française 0,2 point de PIB (la richesse nationale produite chaque année). Concrètement, cela représente entre quatre et cinq milliards d’euros. Il faut savoir que la France est le cinquième fournisseur du Royaume-Uni et son troisième client. La France exporte plus outre-Manche (agroalimentaire, chimie, machines-outils, notamment) qu’elle n’importe du Royaume.

Manque à gagner depuis le référendum britannique en juin 2016

Nous avons déjà évoqué ce chiffre, mais il est bon de le rappeler : Euler-Hermès (le leader mondial de l’assurance-crédit qui assure les entreprises sur leurs exportations) a chiffré à six milliards d’euros ce que les entreprises françaises n’ont pas encaissé entre juin 2016, date du referendum, et fin 2018. Les sommes s’accumulent, d’où l’importance pour les entreprises – les PME en particulier – de prendre la question au sérieux, en se rapprochant, par exemple, des Chambres de commerce, des représentations territoriales du Medef ou tout simplement de la Direction générale des entreprises de Bercy via son site internet.

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