Le brief éco. Les carburants dans le collimateur du budget 2019

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La fiscalité verte sera bien au rendez-vous en 2019. Le 1er janvier prochain, les taxes augmenteront de six centimes et demi pour le diesel et de près de trois centimes pour l’essence.

Le gouvernement promet une baisse d’impôts de six milliards d’euros l’année prochaine, malgré les hausses de différentes taxes, notamment sur le tabac et les carburants. Sur ce dernier point, le budget 2019 est très clair.

Celles et ceux qui craignaient que le départ fracassant de Nicolas Hulot du gouvernement n’affaiblisse l’aspect environnement du PLF en sont pour leurs frais, à tous les sens du terme. La fiscalité verte sera bien au rendez-vous l’année prochaine. Même si les automobilistes s’en aperçoivent déjà depuis janvier, les prix à la pompe ont sérieusement augmenté et ce n’est pas terminé puisqu’au 1er janvier prochain, les taxes augmenteront de six centimes et demi pour le diesel et de près de trois centimes pour l’essence.

On entre dans le vif du sujet

La hausse s’explique par le relèvement de la Contribution climat énergie (taxe carbone) et de la TICPE (taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques). L’objectif du gouvernement est d’aligner la fiscalité du gasoil sur celle de l’essence d’ici à 2021, pour contraindre les automobilistes à changer leurs habitudes et se détourner du diesel. À ce rythme, on pourrait même atteindre l’objectif dès 2020. Selon les calculs de l’Ufip (Union française des industries pétrolières), l’écart de prix entre le diesel et l’essence ne serait plus que de trois centimes dès le début 2019.

Roulette russe

Mais ces augmentations de taxes sont indépendantes des variations du marché pétrolier en tant que telles. C’est la roulette russe : quand les prix du baril de brut baisseront, normalement les prix à la pompe suivront. S’ils augmentent, les étiquettes suivront aussi. C’est ce que l’on appelle la volatilité du marché. Malheureusement pour le gouvernement, qui joue sur l’amélioration du pouvoir d’achat, l’annonce de la hausse des taxes sur les carburants intervient alors que les cours du pétrole flambent. Lundi, pendant que le Conseil des ministres planchait sur le budget 2019, le brent de Mer du Nord touchait son plus haut niveau depuis près de quatre ans. Nous sommes aujourd’hui à près de 81 dollars le baril et ce n’est probablement pas terminé car les pays producteurs membres de l’Opep n’augmentent pas leurs objectifs de production (ce qui aurait pour effet de faire baisser les prix). Il est temps de changer de voiture : le gouvernement s’est engagé à nous y aider avec des primes à la conversion. Des primes, par les temps qui courent, cela ne se refuse pas.

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