Le brief éco. L’épargne des Français au secours de l’économie tricolore

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75 milliards d'euros ont été mis de côté en France en l’espace de seize semaines seulement. De l'argent qui aiderait à faire repartir l'économie.

L’épargne des Français peut-elle sauver l’économie du pays, au moins l’aider à résister à la crise ? Visiblement oui, si l’on en croit l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui publie une note en ce sens, chiffres à l’appui. Des chiffres qui confirment ceux communiqués régulièrement concernant les Livret A ou Livrets de développement durable. Pendant le confinement, nous avons moins consommé, donc moins dépensé. Ce qui a permis de créer ce que les économistes appellent une "épargne forcée". L’OCFE l’estime à 55 milliards d’euros depuis le début du confinement mi-mars. Ce à quoi il faut ajouter 20 milliards mis de côté pendant la période de déconfinement qui a suivi. Cette fois, il s’agit d’épargne dite de "précaution". Les deux additionnées aboutissent à un total de 75 milliards d’euros. Nous avons mis de côté 75 milliards en l’espace de seize semaines seulement.

L'équivalet de la moitié des pertes enregistrées par l’économie française

Selon l’OFCE, depuis le confinement, notre économie a perdu environ 165 milliards d’euros (près de 7% du PIB, la richesse nationale produite sur l’année). Le calcul est rapide et la conclusion très facile : si les 75 milliards d’euros de l’épargne accumulée depuis le début de la crise repartaient dans la consommation, nous regagnerions presque la moitié du terrain perdu.

Plusieurs questions se posent : sur cette somme accumulée de 75 milliards d’euros, combien les Français sont-ils prêts à remettre en circulation ? À quelle vitesse ? Et pour quoi faire : consommer ou investir ? C’est là où intervient le rôle de l’État. Il doit expliquer la nécessité de ne pas épargner inutilement et d’utiliser l’argent à bon escient. Les chiffres publiés par l’OFCE lui donnent une bonne occasion de faire de la pédagogie, ainsi d’ailleurs que les propositions de la Convention citoyenne pour le climat qui poussent vers un verdissement de l’économie. Inciter à consommer et investir en proposant des produits financiers non risqués, plus rémunérateurs et plus orientés vers le développement durable. Donc oui : un petit coup de pouce serait le bienvenu avec une épargne transformée en consommation et en investissement utile.

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