Le brief éco. Le prix des carburants a retrouvé son niveau d’avant-crise du Covid-19

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Les automobilistes et les motards le constatent depuis quelques jours, à la fois pour le diesel et l’essence : la tendance est à la hausse.

Pour le gazole, le prix à la pompe est en moyenne à 1,37 euro le litre, et de 1,48 euro  pour le super sans-plomb. Pour le prix des carburants, c’est effectivement retour à la case départ en février 2020, juste avant le premier confinement. Comment peut-on interpréter cette tendance alors que l'évolution de la pandémie est toujours incertaine ? C'est l'effet vaccin. Depuis le début de l’année, le marché pétrolier se projette dans la reprise avec des campagnes de vaccination qui laissent entrevoir un regain d’activité économique. Un moteur économique qui repart, c’est la perspective d’un rebond de consommation de pétrole et cela influence en toute logique les prix à la hausse.

Avec le télétravail, le couvre-feu, les différents confinements locaux et les mesures sanitaires restrictives dans leur ensemble, la consommation de carburants en France est aujourd’hui 15% inférieure à la normale. Mais les tarifs des carburants ne dépendent pas uniquement du niveau national, même si les taxes en France représentent 60% du prix du litre. Les prix évoluent en fonction de la demande internationale et des mises à niveau de la part des pays producteurs.

Réaction des pays producteurs

Face à la hausse prévisible de la consommation de brut sur la planète, certains pays de l’Opep militent pour rouvrir les vannes de la production mais il n’y a pas encore d’unanimité parmi les treize États membres de l’Organisation des pays producteurs de pétrole. Ils se réjouissent du vaccin et attendent aussi de voir les effets du plan de relance de 1 900 milliards de dollars que le nouveau président américain Joe Biden s’apprête à faire voter pour soutenir l’économie américaine. Les pays membres de l’Opep et la Russie ont justement prévu de se retrouver jeudi 4 mars pour prendre une décision sur l’évolution des quotas de production. C’est sans doute la toute première fois qu’un vaccin s’invitera aussi clairement à la table des discussions sur l’avenir de la production d’or noir.  

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