Le brief éco. Le déficit commercial de la France se creuse

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La France continue d’importer plus de produits qu’elle n’en exporte. En d’autres termes : notre déficit commercial se creuse. Le mouvement s'est même accéléré au premier trimestre.

Entre janvier et mars, notre déficit commercial a atteint 15 milliards et demi d’euros selon les chiffres communiqués par les douanes. Ce sont trois milliards de plus par rapport au trimestre précédent, ce qui veut dire que nous avons de nouveau perdu des parts de marché dans l’économie mondiale.

Parmi les causes, il y a la facture énergétique : nous avons importé plus d’énergie dont le coût a grimpé avec la hausse des prix du pétrole. Et puis, signe des temps : avec la montée en puissance du télétravail, nos importations d’ordinateurs et d’imprimantes se sont envolées (+13%). Les équipements en communication et en télephonie de près de 10%. Parallèlement, la progression de nos exportations a nettement ralenti, pénalisée en particulier par les secteurs aéronautique et automobile qui sont d’ordinaire nos deux grands vecteurs d’exportations. Les flux commerciaux n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant-crise.

Une exception, le Mexique

Notre solde commercial s’est dégradé avec l’Asie mais pas avec l’Amérique grâce à nos échanges avec le Mexique. Quelle leçon en tirer ? La vraie conclusion est aujourd’hui assez floue. Au premier trimestre la France a de nouveau perdu des parts de marchés au moment où la reprise montrait le bout du nez. Est-ce un trou d’air conjoncturel ou un problème plus profond de compétitivité du produit France ? Des produits trop chers par rapport à leur qualité (l'éternel débat des fabrications moyens de gamme) ; est-ce que la crise renforce la concurrence mondiale et la France a du mal à se placer dans la course ? Pour quelles raisons ?  L’observation des prochains mois nous le dira. Il est certain que les aides mises en place par le gouvernement ont évité la catastrophe en termes de licenciements dans les entreprises exportatrices notamment.

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