Le brief éco. Le chocolat, un marché toujours porteur

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À l'occasion des fêtes de Pâques, évoquons un secteur qui se porte bien : le chocolat. Les Français ne sont pas les plus gourmands au niveau mondial, mais ils savent se défendre.

À l’occasion des fêtes de Pâques, en 2017, nous avons consommé en France pas moins de 14 500 tonnes de chocolats sous forme de poules, œufs, cloches et autres formes plus originales les unes que les autres. Cela fait entre 240 et 250 grammes par personne, en l’espace de quelques jours.

Si l’on s’extrait des fêtes de Pâques et que l’on regarde sur plus longue période, le volume est stable d’une année sur l’autre. Cela prouve notre régularité dans la consommation et surtout que le succès qui ne faiblit pas. Pâques représente environ 4% des ventes annuelles de chocolats en France. Mais sur l’ensemble de l’année, les habitudes changent sensiblement. En 2017, nous avons consommé près de 378 000 tonnes de chocolat, des chiffres en légère baisse sur 2016. Une baisse en volume mais pas en valeur : on consomme moins mais de meilleure qualité. Le marché du chocolat français est évalué aujourd’hui à 3,3milliards d’euros.

La France moins gourmande que ses voisins

Contrairement aux idées reçues, la France n’est pas championne mondiale de la consommation de chocolat. Elle est au cinquième rang des pays consommateurs derrière notamment l’Allemagne et la Belgique. La Suisse est troisième. Nous consommons en moyenne plus de 7 kg de chocolat par an et par personne (11 kg par Allemand, par Belge et par Suisse). Nous sommes finalement relativement modestes par rapport à nos gourmands voisins.

Le chocolat, bon aussi pour l’emploi

La fabrication de chocolat concerne quelque 120 entreprises dans l’hexagone et représente 30 000 emplois directs. Mais les petits producteurs et commerçants doivent rivaliser d’idées pour séduire la clientèle qui se tourne de plus en plus vers la grande distribution : elle draine 85% de la vente de chocolat aujourd’hui en France. Nous n'entrerons pas dans le traditionnel débat entre le "vrai" et le "moins vrai" chocolat en fonction des normes officielles, du taux de sucre utilisé, etc. Ces éléments ont plutôt tendance à dénaturer le produit qu’à le rendre plus noble. Mais ceci est une autre histoire qui relève plus de la chronique gastronomique.

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