Le brief éco. La numérisation s'accélère dans le secteur bancaire, les suppressions d’emplois aussi

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Le secteur bancaire est en pleine refonte à cause de  la numérisation du métier. Des dizaines de grands groupes suppriment des emplois.

Le géant bancaire britannique HSBC veut supprimer 35 000 emplois dans le monde. Le groupe sacrifierait 15% de ses effectifs dans le cadre d'un plan de réduction drastique de ses coûts. Mais HSBC n'est pas la seule à suivre cette voie.

HSBC est la dernière annonce en date mais d'autres grands noms du secteur bancaire font la même chose. Unicredit, la banque italienne : 8 000 postes en moins d'ici 2023 après les 14 000 déjà supprimés depuis 2017 ; l'américaine Morgan Stanley 1 500 emplois ; les allemandes Commerzbank et Deutsche Bank avec respectivement 9 600 postes supprimés depuis quatre ans et 18 000 d'ici 2022 ; la britannique Barclays ; les françaises BNP-Paribas et Société Générale... Le malaise est sérieux. Les prochaines années ne s'annoncent pas tendres avec les salariés et les cadres du secteur bancaire.

Numérisation et dématérialisation

Dans tous les cas, l’argument a été déjà été avancé : la numérisation du métier. Nouvelles offres de banques en ligne, nouveaux services dématérialisés avec son cortège de fermetures d'agences de proximité. Une enquête BVA, réalisée il y a quelques temps, montrait que la proportion de détenteurs de comptes qui fréquentent plusieurs fois par mois leur agence est passée de 60% en 2007 à 20% en 2015. Et le phénomène ne fait que s'amplifier. Depuis, d'autres facteurs se sont ajoutés : l'environnement international incertain et les tensions commerciales entre les États-Unis et ses partenaires. Pour ce qui est de HSBC, une chute de plus de 50% des bénéfices l'année dernière explique l'accélération du plan de restructuration. Pour l'instant, deux repreneurs sont sur les rangs : Société Générale et la Banque Postale ont déclaré leur intérêt pour la branche banque de détail de HSBC en France mais elles proposent un prix très faible, entre 0 et 50 millions d'euros.

Capacités de rebond

Le métier de banquier évolue en permanence. Les syndicats sont légitimes à se battre pour la sauvegarde de l’emploi. Mais le combat à mener est désormais celui pour obtenir des formations adaptées à tous ces changements. Des emplois plus qualifiés sont appelés à remplacer le traditionnel guichetier, mais la transition ne peut pas se faire du jour au lendemain.

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