Le brief éco. La marque de luxe Hermès intègre le CAC 40

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Déjà présent à la bourse de Paris, la marque de luxe Hermès fait son entrée, lundi 18 juin, au CAC 40, l’indice phare du marché parisien. C'est une consécration pour ce groupe d’origine familial, d'autant plus qu'Hermès remplace le géant des matériaux Lafarge-Holcim.

La maroquinerie et les carrés de soie l’emportent sur le ciment et le béton. Et c’est tout un symbole. Revenons un moment sur les termes : CAC 40 veut dire cotation assistée en continu. 40 représente le nombre d’entreprises présents dans cet indice. C’est un comité secret (Conseil scientifique des indices d’Euronext) qui se réunit tous les trimestres et détermine les entreprises qui ont droit ou non de figurer dans cet indice phare de la bourse de Paris, en fonction notamment de critères sur le volume d'échanges d'actions.

Poids grandissant d’Hermès

Le titre Hermès valait en fin de semaine dernière quelque 560 euros, soit un gain proche de 30% depuis le début de l’année, ce qui représente une capitalisation boursière de 60 milliards d’euros, deux fois le poids de la banque Société générale. À côté, Lafarge-Holcim, ce sont 27 milliards d’euros. L’action du cimentier n’est plus au meilleur de sa forme depuis la fusion en 2015 du français Lafarge avec le Suisse Holcim. Pour rappel : lors de son introduction en bourse en 1993, le titre Hermès valait 300 francs (45 euros). Depuis, le titre est devenu un investissement très rémunérateur.

Prédominance du luxe sur le marché parisien

Le secteur du luxe domine largement le CAC 40 à la bourse de Paris. Vous connaissiez les GAFAM (Google Apple Facebook Amazon Microsoft)… voici les KHOL (Kering Hermès L’Oréal LVMH). Ces quatre entreprises réunies pèsent 400 milliards d’euros à la bourse de Paris, environ le quart de l’indice phare de la bourse. Le luxe plus lourd que le ciment et le pétrole à la bourse de Paris… comment cela s’explique ? Le secteur du luxe français est salué pour sa reconnaissance internationale.

Groupes familiaux vs titans industriels

À la base, des groupes familiaux qui ont su garder une assise traditionnelle, fabriquant des produits de qualité grâce à un maillage territorial très culturel, un savoir-faire salué par les amateurs de beaux produits. Il y a l’émergence d’une classe moyenne dans les pays émergents qui cherche le luxe des produits haut de gamme (Chine), et le retour de la croissance dans les pays occidentaux. La bourse de New York connaît l’envolée des Gafam. À la bourse de Paris, on assiste à l’envolée des Kohl. D’après les analystes, les Kering Hermès L'Oréal LVMH sont en train de l’emporter sur les Google Apple Facebook Amazon et Microsoft. Le match entre les titans industriels et les groupes familiaux, c’est un autre Mondial 2018.

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