Le brief éco. La diplomatie économique française passe par l'Ukraine

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Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, revient d’un voyage en Ukraine avec une valise pleine de contrats. Des locomotives aux camions de pompiers en passant par des stations d’eau potable. Il y en a pour un milliard 300 millions d’euros.

Il s’agit pour l’instant d’accords-cadres qui doivent être validés par les Parlements ukrainien et français mais c’est comme si c’était fait. Pour ce qui est des deux plus gros contrats : les chemins de fer ukrainiens s’engagent à acheter 130 locomotives électriques fabriquées par le français Alstom ; les services de sécurité de l’État, 370 camions échelle de soldats du feu à la société Desautel dont le siège est situé dans le département de l’Ain.

Diplomatie économique

C’est clairement l’ouverture d’un nouveau chapitre de la coopération économique entre la France et l’Ukraine, ancienne république soviétique. Kiev attend beaucoup du soutien politique de Paris dans le contexte tendu avec la Russie. Dans un entretien accordé au journal L’Est Républicain, Bruno Le Maire reconnaît qu’il s’agit de l’aboutissement de près de dix ans de négociations. Sur le plan financier, l’Ukraine n’a pas les moyens de s’équiper sans le recours à l’emprunt : près de 600 millions d’euros de ces contrats seront soutenus par des prêts du Trésor français, un peu plus de 500 autres millions par des banques tricolores.

Bénéfice pour les régions françaises

La fabrication des 130 locomotives électriques sécurise l'activité du site Alstom de Belfort, en Bourgogne-Franche-Comté, pour six à sept ans, un gros atout pour la ville et la région. Pour le groupe industriel français, après le Kazakhstan et l'Azerbaïdjan, aujourd'hui l'Ukraine, les anciennes républiques soviétiques se révèlent une terre de conquête fertile sur le plan politique et diplomatique pour l'État, sur le plan économique pour nos industriels.

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