Le brief éco. Il n'y a pas de fatalité au chômage de masse

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Quelles réponses Emmanuel Macron entend-il apporter à la colère des gilets jaunes ? Parmi les pistes, les régions pourraient être mises à l’honneur.

Une petite phrase prononcée ce week-end par Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, est lourde de sens : "Je pense que l’heure des territoires est arrivée" a déclaré ce poids lourd du gouvernement. C’est le retour des régions, des départements, des communes. À coup sûr, le nouveau "contrat social" qu’Emmanuel Macron va présenter comme réponse au mouvement des "Gilets jaunes" intègrera cette dimension. Pour preuve, la réunion prévue lundi 10 décembre à l’Elysée autour des partenaires sociaux et des élus.  

Reconquérir l’opinion par les régions 

La réforme territoriale a laissé un goût plus qu'amer et la reconquête de l’opinion ne peut passer que par les régions, d’où est majoritairement montée la colère. L’idée est de faire émerger, non pas une société de plein emploi comme aux Etats-Unis – l’économie française en est bien incapable aujourd’hui – mais de réactiver les moteurs au plan local. Un éclairage intéressant est proposé dans un ouvrage que publie cette semaine le Cercle des économistes intitulé Il n'y a pas de fatalité au chômage de masse (Editions Descartes et Cie). Thèse défendue par la quinzaine de contributeurs : les mesures connues comme l’allègement des charges et de la fiscalité ne sont pas suffisantes. La France est une "machine à exclure". Le constat est sévère.  

Lier le logement à la politique pour l’emploi  

Ce travail collectif met en avant le fait que l’organisation du marché du travail n’est pas liée uniquement aux contrats et à la rémunération, mais surtout aux compétences, à la formation et au logement. D’où plusieurs propositions comme la réorganisation des Pôle emploi sur le mode délocalisé en fonction des besoins par bassins d’emplois (l’administration est organisée aujourd’hui sur un schéma national). Régler la question des emplois vacants faute de formation et, point clef du programme : intégrer le logement dans la politique d’emploi. Le logement est une dimension importante,  rarement mise en avant dans le débat sur la lutte contre le chômage, notamment dans le cadre de la mobilité pour tout candidat à l'emploi.

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