Le brief éco. Hôtellerie-restauration : l'Etat et les assureurs se renvoient la balle

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Si les conditions sanitaires le permettent, les restaurants pourraient rouvrir le 20 janvier mais pas les bars. C’est là qu’interviennent les assurances. Et depuis le premier confinement, le sujet a un peu évolué.

On se souvient de la vague de protestations des restaurateurs contre leurs assureurs ne prenant pas en charge les pertes liées à la fermeture administrative de leurs établissements. Le groupe AXA avait cristallisé les mécontentements. Fin octobre, l’UMIH – le principal syndicat patronal de l’hôtellerie-restauration – avait lancé des appels d’offres pour créer une compagnie d’assurances proposant des contrats et services adaptés au secteur. L’offre existe désormais. Elle a été créée notamment avec l’aide de Malakoff Humanis et elle est pilotée par le groupe Generali.

Des points en suspens

Cette nouvelle offre est recommandée par les principales organisations du secteur de l’hôtellerie-restauration mais visiblement, tout n’est pas réglé. C’est le cas notamment de l’assurance qui porte sur la perte d’exploitation sans dommages matériels. Si une inondation ravage votre outil de production, vous êtes indemnisé ; si l’État vous impose de fermer vos portes pour des raisons sanitaires, impossible dans ce cas d’être assuré. Malgré les expériences qui s’accumulent depuis le premier confinement, aucune solution n'a été trouvée. Face à un risque très lourd à assumer, les assureurs attendent les réponses de l’État : quand ce dernier impose une fermeture administrative, il en porte la responsabilité. La couverture du risque doit donc être partagée mais selon les assureurs, ça bloque à Bercy, le ministère des Finances.

Poursuite des discussions

Les négociations se poursuivent pour définir un régime plus ou moins inspiré du dispositif des catastrophes naturelles, un partenariat public-privé pour partager les frais. Un plan toujours en gestation chez Jean Castex à Matignon. L’offre construite sous la houlette de Generali, recommandée aujourd’hui par les principales fédérations professionnelles, permet de passer à travers les goutes mais, comme le disait le président de la République mardi soir : "organisation imparfaite", "parfois trop de bureaucratie, parfois un sens des responsabilités inégales". Quelques "vulnérabilités" de l’administration publique dont les bars-hôtels et restaurants privés se passeraient bien aujourd’hui.

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