Le brief éco. Ferrari met de l'hybride dans sa gamme

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Le fabricant italien de voitures de luxe a enregistré une année 2019 record en termes de ventes. 

Le cap des 10 000 bolides livrés sur la planète est franchi. En 2019, Ferrari a livré exactement 10 131 bolides, soit 880 de plus qu'en 2018 (+9,5%). C’est une première historique et un succès total pour les voitures du fringant constructeur italien qui souffle ses 72 bougies cette année. Des petits bijoux réservés à quelque heureux clients prêts à débourser de 200 000 euros pour un modèle classique à plus d’un million pour des séries limitées. Et puis la Ferrari est passée de voiture strictement sportive à une gamme plus large, tourisme et confort, pour se rapprocher d'un usage quotidien.

Contrainte réglementaire

D'où la transition vers l'hybride et l’électrique. Le groupe italien ne le cache pas : c’est d’abord pour respecter les exigences en termes de régulation. Les carburants traditionnels n’ont plus la cote et les voitures de luxe sont obligées de s'adapter sous peine de tomber en disgrâce. La clientèle est de plus en plus demandeuse.

D’ici à 2022, près de 60% des modèles Ferrari seront construits autour de moteurs hybrides (un moteur principal thermique traditionnel accompagné d'un ou plusieurs moteurs secondaires électriques). À côté de cela, la filiale grand luxe de Fiat mise également sur les SUV et les séries limitées. Certains bolides décapotables ne sont vendus qu'à 500 exemplaires. Moteur V12 (12 cylindres en V inventés pour l'aviation de chasse allemande de la Deuxième Guerre mondiale), 810 chevaux sous le capot qui permettent d’atteindre 200 km/h en huit secondes.

En projetant de lancer 15 nouveaux modèles d'ici 2022, Ferrari veut faire passer son chiffre d’affaires de 3,7 milliards d’euros à 5 milliards. Le constructeur italien devra quand-même convaincre les marchés financiers qui sont parfois inquiets du faible bénéfice dégagé par l’entreprise – un petit 700 millions d’euros. Pas suffisant de la part du groupe Fiat-Chrysler, considéré comme le plus puissant du monde. Pas assez aux yeux des opérateurs financiers qui roulent plus à la nanoseconde qu’à l’hybride.

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