Le brief éco. Ferrari accélère sur le moteur hybride

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Ferrari lance son moteur hybride. La marque italienne veut respecter les exigences du consommateur qui a tendance à abandonner les moteurs thermiques.

Ferrari fonce sur l’hybride. Le fabricant italien de voitures de luxe l’a annoncé mardi 18 septembre. C’est un plan stratégique de long terme qui a été présenté à Maranello, le siège historique du groupe.

C’est le nouveau directeur général qui est monté au créneau. Louis Camilleri a pris les commandes de Ferrari en juillet dernier après la brusque dégradation de l’état de santé du patron emblématique Sergio Marchionne, décédé quelques jours après. Deux axes à ce plan : développement de l’hybride (électrique et thermique, à combustion), mais report du lancement du premier SUV Ferrari (4x4 urbain), un créneau pourtant extrêmement porteur mais le constructeur auto italien ne veut pas papillonner. Le programme est retardé à la fin du plan stratégique 2018-2022.

Priorité à l’hybride : simple effet de mode ou un réel défi industriel ?

Louis Camilleri ne le cache pas. C’est d’abord pour respecter les exigences en termes de régulation, au moment où diesel et autres carburants n’ont plus la cote. Les voitures de luxe sont obligées de s’y mettre, sous peine de tomber en disgrâce car – et c’est la deuxième raison qui explique l’investissement – la clientèle est de plus en plus demandeuse. D’ici à 2022, près de 60% des modèles Ferrari seront construits autour de moteurs hybrides.


À côté de cela, la filiale grand luxe de Fiat mise également sur les séries limitées. Certains bolides décapotables ne se vendent pas à plus de 500 exemplaires. La Monza, par exemple, dispose d’un moteur V12 (12 cylindres) et 810 chevaux sous le capot. Elle peut atteindre la vitesse de 200 km/h en moins de huit secondes. Inutile de dire que ce n’est pas de l’hybride.

Enjeux financiers

En projetant de lancer quinze nouveaux modèles entre 2019 et 2022, Ferrari veut faire passer son chiffre d’affaires de 3,5 milliards d’euros à cinq milliards. Début août, le titre Ferrari a un peu reculé à la bourse de Milan. Les investisseurs se demandaient si le constructeur automobile pourrait tenir ses objectifs après la disparition très brutale de Sergio Marchionne. Son successeur envoie aujourd’hui un signal aux marchés, et aux amateurs de belles voitures rutilantes qui ont les moyens de se faire un petit cadeau de temps en temps. Le groupe chiffre à 18 millions le nombre de ce qu'il appelle les "super riches" dans le monde, sa clientèle cible.

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