Le brief éco. Est-ce déjà la fin de la tablette numérique ?

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Pour la troisième année consecutive, les ventes de tablettes numériques baissent. Un succés qui a été de courte durée.

Les tablettes informatiques n’ont plus la cote. Le marché mondial s’est nettement replié l’année dernière et la baisse s’est accentuée au quatrième trimestre. Il est trop tôt pour dire si c'est la fin, mais il est vrai que 2016 fut la troisième année consécutive de baisse pour ce marché, qui a décollé il y a sept ans avec l’iPad d’Apple.

Sept ans, l’âge de raison et visiblement déjà celui de la maturité pour ce marché qui aura permis d’écouler un milliard de tablettes depuis 2010 dans le monde. Le temps du rebond  a sonné et les constructeurs vont devoir redoubler d’imagination. L’an dernier, le marché a reculé de 16%. 175 millions d’unités se sont vendues. Le recul est allé jusqu'à 20% sur le seul dernier trimestre qui comprend les fêtes de fin d’année.

La concurrence des autres écrans

Si les poids lourds Apple et Samsung sont les premiers perdants – Apple, qui reste leader, a vu ses ventes baisser de 19% au quatrième trimestre avec 13 millions de tablettes écoulées – les autres opérateurs comme Amazon, Huawei ou Lenovo résistent grâce à leur prix raisonnable ou leur marché local (la Chine notamment).

Sur le fond, il y a clairement un problème de positionnement. Le produit qui se voulait une substitution légère et ultra fine à l’ordinateur portable a visiblement fait son temps. Les charmes déployés par les constructeurs ne séduisent plus les consommateurs très exigeants.

Les tablettes sont également rattrapées par les autres écrans qui ne cessent de grandir : smartphones, écrans détachables (les deux en un) et autres ultrabooks (ordinateurs portables très fins et légers), etc.

Une perspective sur les marchés émergents

Il y a bien sûr l’innovation, entre nouvelles fonctionnalités et nouvelles potentialités techniques. Rebond possible également grâce aux marchés de demain : les pays émergents (Moyen-Orient, Afrique, Europe orientale…) qui présentent de fortes populations, où il faut développer l’éducation et qui ont besoin d’équipement informatique. Mais les conditions d'accès à ces marchés seront les faibles coûts de production pour limiter les prix de vente, avec à la clef de faibles marges et des revenus moindre pour les constructeurs.

À moins d’un petit miracle ou d'une offre innovante exceptionnelle, l’âge d’or des tablettes semble bel et bien terminé, après une ascension rapide et une vie somme toute très courte.