Le brief éco. Élections municipales : la situation des grandes villes françaises est globalement saine

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Pratiquement toutes les grandes villes de France maîtrisent leur endettement. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par l’Institut Montaigne et que franceinfo révèle en exclusivité. Une enquête précieuse à quelques semaines des élections municipales 

Dans quel état sont les finances des grandes villes françaises à la veille des élections municipales ? Le groupe de réflexion Institut Montaigne a passé à la loupe les onze plus grandes villes de France. De Paris à Marseille, en passant par Lille, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Nantes ou Strasbourg... Verdict : pratiquement toutes les grandes villes de France maîtrisent leur endettement. La situation des grandes villes françaises est globalement saine : l’endettement qui avait fortement progressé  entre 2013 et 2015 a baissé entre 2016 et 2018. Mais si la dette des grandes villes françaises tend à diminuer, celle des intercommunalités auxquelles appartiennent ces communes a, elle, tendance à augmenter fortement. C’est l’effet des nouveaux transferts de compétences des communes vers l’échelon métropolitain. Un transfert dicté par une loi qui date de 2014 et qui concerne, par exemple, la collecte des déchets, les travaux de voirie, l’accueil des gens du voyage, la prévention des inondations, etc.

Dette renvoyée vers l’intercommunalité

En réalité, la baisse des dotations financières de l'État aux municipalités a contraint les grandes villes à mieux maîtriser leurs dépenses. Parallèlement, la création des métropoles a permis à ces grandes villes de transférer de lourdes dépenses dont elles avaient la charge auparavant. C'est en quelque sorte une mutualisation, un partage des moyens. Les communes ont fait aussi des économies en personnels et, plus problématique, en investissements.

Bons et mauvais élèves

L’Institut Montaigne précise bien que l'objectif de son enquête n'est pas de faire un classement, ni de pointer du doigt telle ou telle ville sur la gestion de son budget, encore moins de porter un jugement qualitatif sur cette gestion. Si l’on veut malgré tout dresser un palmarès, il faut regarder l'encours de dettes (montant de la dette ramené par habitant) : Paris (3 039 euros), Marseille (1 910 euros), (Lille 1 615 euros) qui en font les vilains petits canards de la liste. En revanche, dans le bas de la fourchette figurent Nantes ( 582 euros) et Montpellier (645 euros). Pratiquement toutes les villes étudiées peuvent se désendetter en dix ans, à deux exceptions près : Paris et Nice.

Cette étude est très éclairante à la veille des élections municipales du mois de mars. Elle donne aux électeurs des clefs de compréhension, notamment pour juger de la pertinence des programmes des candidats.

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