Le brief éco. Covid-19 : vers des concentrations dans le secteur aérien ?

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le Covid-19 pourrait porter le coup de grâce à certaines compagnies aériennes.

L’épidémie de coronavirus va-t-elle entraîner un mouvement de concentration dans le secteur aérien ? C’est ce que laisse entendre le directeur général d’Air France-KLM. Ben Smith met en avant le nombre de plus en plus important de compagnies en difficultés dans le monde. 

L’actualité des dernières heures ne dément pas le patron de la compagnie franco-néerlandaise. On a appris dans la nuit de mercredi à jeudi que la compagnie régionale britannique Flybe mettait la clef sous la porte et que United Airlines gelait les embauches et les augmentations de salaires. Mercredi 4 mars, la compagnie allemande Lufthansa annonçait l’immobilisation de 150 de ses appareils en raison de la baisse du trafic aérien. Du jamais vu en Europe. Selon Benjamin Smith, le Covid-19 pourrait porter le coup de grâce à certaines compagnies. D’où la nécessité de se regrouper selon le principe de l’union fait la force.

Manque à gagner important

Le manque à gagner induit par l’épidémie de Covid-19 est estimé pour l'instant à près de 30 milliards de dollars (27 milliards d'euros) pour 2020, au niveau mondial. L’IATA (Association internationale du transport aérien) redoute la première baisse mondiale massive des réservations depuis la crise de 2008/2009. Depuis fin janvier, des dizaines de compagnies aériennes ont suspendu totalement ou partiellement leurs liaisons avec la Chine, foyer de l’épidémie. Depuis la semaine dernière, les annonces de réductions de capacités ou d’annulations de vols se multiplient vers l’Italie, le plus important foyer de contagion en Europe.

Des compagnies déjà fragilisées

Quand il parle de concentration dans le secteur aérien, Ben Smith ne cite pas directement de noms. Mais, outre Flybe qui a mis la clef sous la porte dans la nuit, nous pouvons penser à Alitalia, Thaï Airways, South African Airways, Norwegian Airlines. Toutes ces compagnies sont au bord du gouffre. D’évidence, certaines ne survivront pas au coronavirus et resteront sur le tarmac. L’épidémie de Covid-19 sera-t-elle l’occasion – bien involontaire, mais tant attendue – de faire les soldes ? L'ambition du patron d'Air France est aujourd'hui à peine voilée.  

Vous êtes à nouveau en ligne