Le brief éco. Conflit Iran-États-Unis : les conséquences sur le prix des carburants à la pompe

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Le prix du baril perd la tête. Depuis une semaine, les cours du brut sont sous influence des tensions au Moyen-Orient, plus que par les grèves dans les raffineries en France. 

Les prix des carburants dans les stations-services s’inscrivent de nouveau à la hausse. Le diesel est en moyenne à 1,48 euro le litre (en hausse de 9 centimes sur une semaine), le SP95 à 1,53 euro  (+7 centimes). Nous sommes nombreux à nous interroger : est-ce que les appels à la grève dans les raffineries cette semaine peuvent être un facteur aggravant face à des prix à la pompe déjà en hausse ? Les perturbations autour des raffineries, à moins qu’elles ne s'inscrivent dans un temps très long, n’auront pas d’impact sur les étiquettes.

Les experts préfèrent parler de volatilité, c’est à dire des prix orientés tantôt à la baisse, tantôt à la hausse, en fonction de l’humeur des pays producteurs. Depuis une semaine, les cours du brut sont sous influence des tensions au Moyen-Orient après l’assassinat en Irak, par les forces américaines, du général iranien Qassem Soleimani. Tensions qui se sont aggravées dans la nuit de mardi 7 au mercredi 8 janvier, avec le tir de missiles iraniens sur des bases abritant des américains en Irak. C'est l'escalade et les cours du brut ont flambé de près de 5% sur le marché asiatique.

Episode supplémentaire dans un contexte déjà très tendu

Mi-septembre, les cours du brut avaient flambé suite à des attaques contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite. Ils avaient ensuite baissé sur fond d’inquiétudes sur le rythme de progression de l’économie  mondiale. Si on ajoute à cela les tensions au Venezuela, en Lybie, au Nigeria ces derniers mois, et les États-Unis qui sont devenus les champions de la production du pétrole de schiste, le baril perd la tête.

On se souvient que le prix des carburants avait été l’un des déclencheurs du mouvement des "gilets jaunes" fin 2018. Un peu plus d’un an après, si on compare les chiffres, les prix à la pompe sont aujourd’hui largement supérieurs mais le débat s’est déplacé sur un autre terrain, dont celui de la réforme des retraites. Si l’État se servait moins en taxes, les prix seraient encore plus bas. Mais à ce niveau la casse est en partie limitée depuis l’abandon de la taxe carbone, il y a un an, pour répondre à la colère des "gilets jaunes". 

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