Le brief éco. Carburants : pourquoi les prix à la pompe vont rester bas

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Les membres de l'Opep et leur alliée, la Russie, n'ont pas trouvé d'accord sur une baisse de la production pourtant nécessaire face au ralentissement économique causé par le Covid-19.

Jusqu’à quand le prix des carburants à la pompe va rester aussi bas ? Les cours du pétrole sont en chute libre et les automobilistes le constatent : que ça soit le gasoil ou l’essence, les prix affichés dans les stations-service sont au plancher.

Tant que les pays membres de l’Opep (les pays producteurs de pétrole) ne se mettront pas d’accord sur le niveau idéal de production, on va pouvoir faire le plein pour pas cher. Vendredi 6 mars, les membres de l'Opep et leur alliée, la Russie, n'ont pas trouvé d'accord sur une baisse de la production pourtant nécessaire face au ralentissement économique causé par le Covid-19. La Chine, deuxième économie mondiale, pratiquement à l’arrêt, a besoin de beaucoup moins de pétrole pour faire tourner une machine en panne. Idem pour le reste du monde car beaucoup de pays occidentaux dépendent de l’Empire du Milieu. Moins de besoin, moins de production. Résultat : depuis le début de l’année, le prix du baril a baissé de 30%. L’or noir est au plus bas depuis quatre ans.

Pourquoi l’échec de vendredi à l’Opep

Les pays producteurs ont proposé une baisse supplémentaire de leur production pour faire face au repli de la demande mondiale, mais la Russie s’y est opposée. En réaction, l'Arabie saoudite a décidé d’adopter une politique de la terre brûlée en baissant drastiquement le prix de son or noir. Pourquoi la Russie s’est opposé à l’accord Opep ? Parce qu’elle est désormais le deuxième producteur mondial de pétrole derrière les États-Unis. L’Amérique de Donald Trump est passée devant l’Arabie Saoudite (grâce au pétrole de schiste) ; la Russie de Vladimir Poutine arrive juste derrière. Les Russes ne céderont rien à leurs rivaux américains. Tout cela sous le regard des émirs déboussolés.

Le coronavirus n’a pas dit son dernier mot


Le ralentissement mondial va continuer de faire pression à la baisse sur les cours. Le plus bas avait été atteint en 2016. Le baril valait 30 dollars et le litre de gasoil à la pompe était à 1 euro. Lundi 9 mars, le baril vaut aux alentours de 34 dollars. Oui, le plein d’essence va rester bon marché, au moins pendant quelques semaines encore.

 

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