Le brief éco. Brexit : le "no deal" plane toujours entre Londres et Bruxelles

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Les discussions se déroulent au sein de onze groupes différents avec chacun un thème : commerce, transport, énergie, ou encore coopération judiciaire. 

Le spectre du "no deal", un Brexit dur, est-il toujours d’actualité entre le Royaume-Uni et l’Europe ? La première séance de négociations sur la future relation entre britanniques et européens vient de s’ouvrir à Bruxelles. La réunion doit durer jusqu’au jeudi 5 mars et la question est de savoir si un terrain d’entente est possible. Rien ne semble gagné.

Les préliminaires avaient lieu lundi entre le négociateur en chef de l’Union, Michel Barnier, et son homologue britannique David Frost. Les deux hommes se sont rencontrés pendant une heure. Globalement, une centaine de personnes de chaque camp doit y participer. L’ambiance est pour le moins tendue. Le Premier ministre britannique conservateur a déjà marqué son territoire, comme un défi lancé à la figure des responsables européens : Boris Johnson met comme date butoir des discussions un premier bilan prévu au mois de juin. Si les discussions s’enlisent, il menace purement et simplement de claquer la porte dès l’été prochain. Jusqu’à présent, rien de plus logique. Dans ce genre de négociations, chacun montre les dents. De son côté, l’Europe n’entend pas brader l’accès à son marché de 440 millions de consommateurs.

Des sujets vont s’imposer

Plein de sujets sont sur la table. Les discussions se dérouleront au sein de onze groupes différents avec chacun un thème : commerce, transport, énergie, coopération judiciaire, notamment. Mais comme le temps prévu pour les discussions et relativement court, l’Union européenne a trois priorités : les conditions de concurrence dans l’accord de libre-échange entre Londres et Bruxelles ; le règlement des différends (un système destiné à régler les éventuels contentieux de nature commerciale) ; le sujet très délicat de la pêche. Trois sujets hautement inflammables.

Fiscalité dans la balance

On imagine qu’aucun des deux camps ne va vouloir céder. Un point sur lequel Bruxelles sera vigilante est la fiscalité. Hors de question de laisser Londres installer ce que l’on appelle un "Singapour sur la Tamise" (un paradis fiscal aux portes de l’Europe). Bruxelles devra batailler ferme face à Londres qui revendique sa liberté commerciale après le divorce, et n’entend pas s’aligner sur les règles européennes.

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