Le brief éco. Brexit : la livre sterling dégringole, les consommateurs britanniques avec

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En Grande-Bretagne, les signaux économiques se détériorent et les britanniques en subissent de plus en plus les conséquences. Le Brexit est de moins en moins bien perçu.

Les perspectives du Brexit apportent chaque jour leur lot de mauvaises nouvelles pour la Première ministre britannique Theresa May. À un peu moins de neuf mois de la sortie prévue du Royaume-Uni de l’Europe (fin mars 2019), les signaux économiques se détériorent et les britanniques en subissent de plus en plus les conséquences

La dernière mauvaise nouvelle date de jeudi et Theresa May s’en serait bien passée : la baisse de la livre sterling. Pour la première fois depuis septembre 2017, la devise britannique est tombée en dessous de la barre symbolique d’1,30 face au dollar, ce qui n’arrange guère les affaires du Royaume dont l’économie est mise à mal un peu plus chaque jour. Première conséquence visible : tout ce qui est importé au Royaume-Uni est de plus en plus cher car le dollar est désormais plus fort que la livre sterling.

Le Royaume-Uni très dépendant de l’étranger

La Grande-Bretagne est au cinquième rang des échanges commerciaux au niveau mondial. Elle importe essentiellement des produits de consommation courante, alors qu’elle exporte beaucoup de produits chimiques, de la pharmacie et, surtout, énormément de services (banques et assurances). Donc, d'un côté, des produits de consommation courante plus chers car importés, et, de l'autre, des exportations moins rémunératrices – qui plus est avec les entreprises de services financiers qui fuient Londres. Les Britanniques sont perdants à tous les niveaux.

La dynamique économique du pays est en train de ralentir sérieusement

La croissance connaît un net coup de frein, les investisseurs hésitent. Les chefs d’entreprises ne veulent pas investir dans le doute. La Première ministre britannique est rattrapée par les événements et les dissensions de plus en plus importantes au sein des Tories conservateurs ne l’aident pas. Une échéance est à noter : mi-octobre, avec un sommet européen présenté comme décisif. Il reste treize semaines. Un sommet européen prévu le 18 octobre que Bruxelles fixe comme horizon pour sceller un accord sur les modalités du départ britannique. A Bruxelles, on confie mettre en place des plans d’urgence. Plan B à plusieurs tiroirs qui ont désormais un tampon officiel : « No deal » (pas d’arrangements).
En clair, Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d’ici octobre pour organiser le divorce et construire les bases d’une relation future. Mais les européens s’inquiètent de l’enlisement des discussions en permanence à Londres. Le plus inquiétant est la remise en cause grandissante, en interne à Londres, de la stratégie de Theresa May. La situation se tend réellement.

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