Le brief éco. Avec la pandémie, la France achète plus qu'elle ne vend et le déficit se creuse

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

Le déficit commercial de la France s’est encore creusé cet été, de 8 milliards d’euros au mois d'août. Preuve que les importations progressent plus vite que les exportations.

La France achète plus aux autres pays qu'elle ne leur vend ses produits. La balance penche donc du mauvais côté : celui du déficit, qui ne cesse de se creuser. Depuis le début de l'année, le pays est à moins 71 milliards d’euros, soit près de 3% du PIB, la richesse nationale produite sur l’année.

Les dégâts sont plutôt limités pour ce qui est des échanges avec les États européens voisins, mais le trou se creuse avec des pays comme la Chine et Hong-Kong. La France leur achète plus de produits qu'elle ne leur en vend, particulièrement ces derniers mois, en pleine pandémie, avec le matériel médical.

Le secteur des transports en première ligne

Certains secteurs sont plus touchés que d'autres. L’aéronautique est touchée en premier lieu. Airbus et la construction d’avions en savent quelque chose. Tout ce qui est matériel de transport est également concerné. La pandémie de coronavirus donne un coup de frein durable aux voyages et tout ce qui est lié à la mobilité. Ce sont les points forts des exportations françaises qui sont ici attaqués de front, avec les centaines de milliers d'emplois qui en dépendent. De quoi alimenter le débat : faut-il accabler le secteur aéronautique encore plus qu'il ne l'est en ce moment ?

Selon l’économiste Denis Ferrand, qui dirige l’institut de conjoncture Rexecode, le choc sur ces exportations est tellement violent qu’il ne permet plus à la France de bénéficier de ce qui était toujours positif jusqu’à présent, à savoir la baisse des prix du pétrole. Un pétrole moins cher permettait au pays d’exporter plus facilement ses compétences industrielles et d’y gagner au change. Mais la donne n'est plus la même.

Vous êtes à nouveau en ligne