Le brief éco. Après le Brexit, le Royaume-Uni se tourne vers l’Inde

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Londres annonce la signature prochaine d’un accord de libre-échange avec son ancienne colonie. Et ce n’est visiblement que le début de grandes coopérations internationales.

Depuis la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne le 1er janvier dernier, les autorités britanniques multiplient les contacts avec leurs grands partenaires internationaux, à la recherche de nouveaux accords commerciaux pour compenser l’éloignement du Vieux continent. Parmi les cibles privilégiées, l’Asie-Pacifique figure en bonne place, notamment l’Inde qui offre son gigantesque marché de 1,4 milliard d’habitants. En janvier, le Royaume-Uni avait demandé son adhésion au Traité commercial transpacifique, un traité multilatéral qui regroupe onze pays d’Asie, dont l’incontournable Chine, et le continent américain.

Engagement gagnant-gagnant

Londres et New Dehli commenceront à négocier un accord de libre-échange cet automne. Les deux parties se sont mises d’accord sur une feuille de route à horizon 2030 qui prévoit d’approfondir les coopérations dans les domaines de la santé, du climat, du commerce, l’éducation, les sciences, les technologies et la défense. Ce partenariat pourrait atteindre dans un premier temps jusqu’à 1,2 milliard d’euros avec des investissements de la part de l’Inde, notamment de la part du Serum Institute of India, l’un des fabricants du vaccin AstraZeneca, pour soutenir les essais cliniques et produire le précieux sérum. Un engagement gagnant-gagnant sur les principaux sujets économiques et industriels du moment.

Le commerce avec l'ancienne puissance coloniale représente entre 25 et 30 milliards d'euros par an et ce volume d’affaires pourrait doubler d’ici à 2030. De là à dire que tout est réglé, non. Le Premier ministre indien est convaincu du "made in India" et d’une Inde autosuffisante. Signal encourageant pour Londres : New Dehli vient d’élever le statut de ses relations avec le Royaume-Uni au rang de "partenariat stratégique global". Une première accordée à une puissance européenne, qui ne l’est pourtant plus depuis janvier.

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