Sciences : plus les vaches côtoient les hommes, plus leur cerveau perd du volume

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Un constat fait par des chercheurs suisses : les cerveaux des bovins actuels sont 26% plus petits que ceux de leurs aïeux.

Pour arriver à ce constat, ces scientifiques dont une paléontologue de l’université de Zurich ont mesuré la taille de 13 crânes d’aurochs, ancêtres des vaches communes, crânes conservés dans différents musées européens. Ils ont ensuite fait la même chose avec des centaines de crânes de vaches ou taureaux domestiques actuels. Résultats, publiés dans une revue de la Royal society, l’équivalent britannique de notre académie des sciences : les crânes et donc les cerveaux des bovins actuels sont 26% plus petits que ceux de leurs lointains aïeux.

C’est d’ailleurs un effet déjà observé chez les cochons ou les chiens de compagnie, mais là c’est la première fois qu’une étude se penche sur le cas des bovins. Ce qui est en cause, c’est la diminution de l’aire du cerveau qui régule la peur et l’agressivité, deux facteurs dont tous ces animaux se départissent globalement au contact des hommes, génération après génération. 
D’ailleurs les scientifiques suisses se sont rendus compte qu’il y avait même une différence de taille du crâne des bovins actuels en fonction du temps passé au quotidien auprès des hommes : ainsi, le crâne d’un taureau élevé pour la corrida, qui grandit souvent en semi-liberté, reste plus gros que celui de son congénère élevé pour la viande (ou pour son lait si on parle des vaches).

D’autres espèces que les animaux domestiques sont concernées

La fréquentation des hommes a aussi un effet sur la taille des baleines. Dans une étude parue en juin dans la revue Current Biology, des chercheurs américains ont montré que les baleines noires de l’Atlantique Nord nées ces dernières années ont perdu un mètre de longueur maximum par rapport à celles nées en 1981. En cause, plusieurs facteurs de stress liés par exemple à la présence de filets de pêche dans lesquels ces mammifères peuvent se retrouver piégés, les collisions avec des navires ou encore l’augmentation du trafic maritime qui perturberait la chaine alimentaire.

Autant de situations dans lesquelles l’animal doit dépenser plus d’énergie qu’avant pour sa survie, ce qui lui laisserait selon les scientifiques moins de réserves pour assurer sa croissance maximum. 

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