Pollution : la qualité de l'eau du robinet s'améliore pour la majorité des Français, mais des traces de pesticides persistent

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Un étude de l'UFC-Que Choisir montre qu'un million de consommateurs boivent encore une eau polluée, essentiellement par les pesticides.

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C’est le résultat d’une enquête menée par l’UFC-Que Choisir : la qualité de l'eau du robinet s'améliore en France, mais le niveau de pollution aux pesticides reste élevé. L’association de consommateurs a compulsé toutes les analyses effectuées par les Agences régionales de santé (ARS) en 2019 et 2020 (il y en a eu pas moins de 34 millions) et elle a mis en ligne la quatrième édition de sa carte interactive, sur laquelle il suffit de taper le nom de sa commune pour avoir tous les résultats sur la qualité de l'eau que l'on boit.

La mauvaise nouvelle, c’est que plus d’un million de consommateurs boivent une eau polluée, surtout ceux qui habitent dans des zones rurales et à la montagne. D’après l’UFC-Que Choisir, ce sont les pollutions agricoles qui causent le plus de contaminations. L’association a fait les comptes : 450 000 foyers boivent une eau qui dépasse les normes maximales en pesticides et 148 000 une eau contaminée par les nitrates. Ça concerne par exemple les villes de Château-Gontier (Mayenne) et Langres (Haute-Marne) pour les pesticides, Berck (Pas-de-Calais) ou Chinon (Indre-et-Loire) pour les nitrates.

Des traces de perturbateurs endocriniens

Depuis la dernière étude de ce type il y a quatre ans, la qualité de l’eau s’est améliorée pour la quasi-totalité des Français : 98% des consommateurs ont accès à une eau conforme à la totalité des critères sanitaires : qualité bactérienne, pesticides, nitrates, aluminium, arsenic, radioactivité, etc. C’est plus de deux points de plus qu’en 2017.

Dans les grandes villes, des réseaux contaminés ont été fermés. Les communes plus petites se sont regroupées pour financer en commun la dépollution. Même si les rivières et les nappes phréatiques sont toujours polluées, de nouveaux procédés ont été développés pour filtrer l’eau courante. Evidemment, tout cela s’est répercuté sur la facture du consommateur.

L'UFC-Que Choisir a retrouvé des pesticides soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens dans 28% des analyses qui sont pourtant considérées comme conformes aux normes sanitaires. L’association estime que la consommation même à très faible dose mais de manière continue de ce type de pesticides peut avoir des effets néfastes sur la santé des consommateurs, notamment sur celle des enfants. Et au nom du principe de précaution, l’UFC-Que Choisir et une autre association, Générations futures ont demandé au gouvernement l’interdiction pure et simple de ce type de pesticides.

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